‹ Le bal du sauvage folievaudeville en trois actesChapitre 1 sur 48 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BLAVP.T, CAMOMILLE, puis PINSON et LACAILLE. (.lu tuer du rideau , on entend dans la rue le bruit des cornets de carnaval et tes cris : A la chienlit.) CAMOMILLE, regardant dans la rue. Oli l

les jolis masques!... quel beau pierrot et quels ciiarm.mts mousquetaires!... Comme tous ces gens \i s'amusent !... Ils iront au bal ce soir, eux !... Ils sont bien heureux, eux !...

BLAVET, quittant son journal et se levant.

Mademoiselle ma nièce, que signifient ces soupirs cl ces eux?... Oli ! nous allons nous brouiller. Encore des idées de bastringue !... Vous feriez mieux de préparer des paquets de rhubarbe. ( Il e*a au comptoir. )

Fiston, entrant en ehontani.

Noue n’avons qu’un temps b vivre,

Amis, pa«aons-le gainent.

( Il re dirige vert Camomille.)

camomille. Tiens! ce jeune homme qui chante toujours. ..

blavet. Que faut-il servir & monsieur?

PINSON, d part. Ah ! sapristi, le vieux...

Pinson, tu es pincé ! ( Haut. ) Je dédierais, monsieur... je désirerais avoir un calmant... tout ce qu'il y a de plus calmant

BLAVET. Monsieur est agité?

P.NSON, regardant Camomille. Oh I oui, très-agité 1

BLAVET. Si monsieur dé'ire de l'huile de foie de merlan, dont je suis l'inventeur, sans garantie du gouvernemenL

PIX80N. S. G. D. G.

Blavet. Vous dites :

pinson. S G. D. G. Sans garantie du gouvernemenL

blavet. C’est très- calmant, et ça ne coûte que trois francs le flacon.

H.nson. Merci bien; je me contenterai <lc dix centimes de fleurs de tilleul ; je prendrai ça en infusion, et ça me suffira.

bi.avet. Camomille, donnez pour dix centimes de tilleul à monsieur.

camomille. Oui , mon oncle , tout de soi te.

blavet, à pari. Deux bous de tilleul !

PINSON, à Marri. Voici un décime tout neuf, homme vénérable.

camomille. Et voici votre tilleul.

pinson. Grand merci. ( Bas à Camomille. ) Je reviendrai. •

CAMOMILLE. l’hlt-îl?

pinson, à Blavet. Monsieur, j’ai bien l’honneur de vous saluer.

nLAVET. Monsieur, je suis le vôtre.

pimox. l'rn allant en th entant (Juanrf an vit mort, cV*t pour lougtampa,

Tn, la, la, la, 1«, la, la, la.

(it «or( â 4pbita.) -

iii. A vet. Il pat aîi très-gai, ce jeune homme, mais c'est une ürbue pratique t \ oy on», i* m'en vais changer |>au de mon baquet de sangsues. I, lira, h son 6a, put de sangsue* gui est en dessous du ctuier. )

CAMOMILLE*, outrai retournée à ta porte de la bouliaue 01) 1 le joli Espagnol ! comme j aimerais dans r a ver un E^agool comme ça!..

bi.avet. Camomille, je Vous défends de contempler des Espagnols. .. Vous vous fourrez des castagnettes dans la tète , et ça vous empêche de dormir.

camomille. Mais, mou oncle.. .

ulavet. Assez!., trop!... ( Camomille lui tourne le don et va au comptoir.)

LACAILLE, entrant. ** Elle est seule, sans doute, et je puis tue risquer...

ulavet. Encore une pratique.

lacail’e, à part. Ali! l'herboriste !...

•hune nation !...

ulavet. Que désire monsieur?

lacaillk. Monsieur, je voudrais avoir un rafraîchissant. . . tout ce que vous avez de p'tis rafraîchissant?

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