‹ Le bal du sauvage folievaudeville en trois actesChapitre 2 sur 48 · AV LT. Il parait que monsieur est échaudé · texte numérisé non relu

AV LT. Il parait que monsieur est échaudé

lacaillk. Excessivement échauffé.

bi.avet. C'est une indisposition qui circule. Si monsieur désire un flacon d'huile de finie de merlan, dont je suis l’inventeur, c’est trois francs.

LACAILLE, à part Trois francs, non, c’est trop cher de rafraîchissement. (Haut. ) Donnez-moi pour un sou de noue de guimauve.

blavf-t. Camomille , servez. (.4 part. ) Pour nu sou!... Haut, à Laeaill».) C’est; pour l'us.ige interne.

LACAILLE. Oui, monsieur...

blavlt. Monsieur Mit la manière de s'en servir? Vous faites bouillir... vous mettez ensuite moitié eau chaude moitié eau froide... et vous absorbez, de préférence . le malin, à jedn.

* CpBifliniii#, BlaVi t.

" l.an» wBiltP. Laratlle. «'■**(

u: Bai. lin swVagc.

I.ACAILLE. Je connais, monsieur ; ces dé - 1 ta ils sont du luxe |>our moi. (// page.) Voici un nooaca

CAMOMILLE , lui ap/mnant ta guimauve.

Monsieur, voici vutre guimauve.

LACAILLE. Bien obligé. (Bat à Catno mil c.j Je reviendrai.

CAMOMILLE. Vous dites?...

LACAILLE. Bien obligé, (A fl lacet.} Monsieur!... (Il tort par le fond à droite.)

blavet. Voilà deux fichues pratique*.

CAMOMILLE. Oui, mais ils vienneut sou-

vrm.

SLAVE I'. Il jurait qu'ils sont très-iVbanffés. .. Mais j'oublie de changer l'eau de mes sangsues. ( Nouveaux bruit* et cri t ou dehors. )

CAMOMILLE, courant <i la porte du fond.

Oh 1 encore des masques! *

BLAVET, la t amenant. Je vous défends de regarder ces ebienhts qui Vous donnent des idé-s de polL i et de déguisement. Vous connaissez ma manière de voir à cet endroit.

CAMOMILLE. Oui ! elle est gai * votre manière de voir.. Si vous cro-ez que ça m'amuse de passer mon mardi gras au milieu de vos herbages M de v«< sangsues?

blavet. Vous aimeriez mieux, n’est-ce pas, tous déguiser en n'imparte quoi, pour aller vous tréiuowvcr avec n'importe qui, d.ms un li.il de n’importe qu’esl-ce? Non pas, mademoiselle; quand vous Serez miriée, à la bonne heure...

camomille. Alors maruv-ui:>i bien vite , pour que mon mari me h -se sauter.

blavlt. Ta, ta, ta, ta... je vous voi» ve- 1 nir. .. vous marier avec votre Friquet , ce petit garçon parfumeur qui empeste la bergamotte, n’est -ce pas ?

CAMOMILLE. Si j’aime cette odeur là, moi?

je trouve qu'il embaume, ce jeune homme.

blavet. El moi, je trouve monstrueux que la nièce de M. Blavet, grainetier herboriste, qui a le sac, songe à épouser M. Friquet, garçon parfumeur qui n a jvas u«c pièce de dix fanes dans son porte- monnaie, Ne me reparlez jaunis de ça... au grand jamais ..

(klle lui tourne le do» et va au comptoir.) Et là -dessus, je vais changer l’eau de mes sangsues, je vais acheter de l’amidou i trie la farine de moutarde;* nous n^n aurions pas pour demain. .. Pendant mon absence , Camomille, gardez la bouiiqtic.

CAM0M1LLL. Comme c'est voluptueux 1

BLAVET, prenant ton chapeau gui est sur U comptoir. Qu'est-ce que c’est... Ali! il vous faut de la volupté, à vous.' Que les ou dey qui n’ont ni neveux ni nièces situ heureux 1 (Hile vient d lui Voyons, viens m’embrasser; ne nous quittons pas fâchés . .

Ai» ; Par/r/n», pa'icna. (Poudra d* Perlimpinpin, i {*■• Ubltwu, s-.tur VU.)

Mi tlilrp rnfant, qu*nd je te désespéra,

Contre m« loi no le révolte pat;

C'en pour ten bien, jogtt oaiu« un b»n pêr«; Un jour, croie- mei, tu m’e» intun lor.

t-'sisoo* le paix; mû ***«, ma poulette,

S* peasc plue eu bel H «Ohm ,

Cnin.iinill* . Illtitl,

J’aobèlerei pair 4*u* jeur* 4e galrtl*.

IWr êioaffrr rat petit* regrets- U.

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