SCENE II
Danseurs et danseuses, l’anglais en
matelot ; /«SAUVAGE a une redingote.
i.e sauvage, rentrant. Prrrrencz vos cachets pour la contredanse.... Pirrrencz vos cacliels. ( Plusieurs danseurs prennent des cachets. )
L’ANGLAIS, arrivant de gauche.* Oh ! je avai perdu mes petites hussardes, mais j’espérais bien les r. trouver 5 celle bal.
l’espagnol, à sa danseuse.. Oh ! comme il est t i. n chiqué, en Anglais!
le Sauvage, QuVsl-cc qui prrrend son cachet? ( A V Anglais. ) Eh! matelot! matcbi !
l’anglais. Que voulait ce monsieur tout nu?
LF. SAUVAGE. Voici votre cachet, c’est vingt crut mes.
l’anglais. Qu’est-ce que c'était oune cachette?
L’tSPAGNOL. Oh l est-il nature I
le SAUVAGE. Pour la contredanse, farceur... Oh! vous avez uuebonue touche!...
Voilà votre cachet.
l’anglais. Xo .. je avait le cœur trop gros po ir coiitredanser... Disezàtiioa, monsieur tout nu... qui étiez-vous?
LE SAUVAGE. Je suis le miitre de l'établi» 'ment, pour vous servir.
l’anc.I.aI-). Oh ! alors disi’Z à moa si vous ave/, vu deux petites hussardes Hans cette bal?.,. Oh 2 monsieur tout un, «lisez à moa !
LE Sauvage- Oui, cher uiylord ; elles m’ont chargé de vous dire de les aiiendiT si vous arriviez avant clics. (.4 fiait, j Faut toujours d<rc ça.
l'anglais, joueux. oh! ihauk you!. % .
oh! merci, monsieur tout nu... «h! alors je voulais prendre drt petites cachettes !... j« voulais prendre lou es les choses que l’on prendrait !
LE sauvage, s' empressant de lui fourrer des carhets. Voici, mylord, en Voilà vingt-' cinq ; c'cat cent wus.
L* étuvage, l'Anglail, *'t»paguo|.
l’anglais. Oh ! c'était pas cher. (/! paye.)
LE SAUVAGE, à part. C'est un vrai AnglnK ( Arrêtant un garçon qui patse.) Garçon! une bavaroise à milord.
LE garçon. Tout de suite.
l’anglais. No, gààrçnn... pas de en 6aroise ; donnez à moâ uue choppc de rhum.
LE sauvage, « part. C’est un goddem pur sang. (Il vu à ta table de droite .)
l/ANGLAIfl. Oh! je avais le quieur (ctenr) satisfit de retrouver mes petites h u* sardes; oh! j'étais content, monsieur lotit nu... oh! je danserai des gigues , je ferai des petites folliclionncries Irés-jolks !... (Tout le monde l'entoure.*)
Air:
Vi*o ta bel.
Vitre le carnaval J Quel barcbanall Au signal
lia M plaidr «ans égal,
De joyrut «ris Remplirent tout Pari* .
Votre pojr*
E«t un «rai pa'aéiat Ou na a’amouia qn’i Paris Yès qu i Paris, foui ai pria pour lé danse,
Gud'lrm, j’arrir>* en France;
Je était dégourdi.
Je étais milord Brididi,
Je venfis pour sauter,
Polkor e| (ligoter.
Gflddem q»an<] j« voulait,
J» m’mwii'-aU comme un Français.
(Le ekitur reprend, H r Ànqhit dame pendant re frmpi4d )
Tous. Bravo, l'Anglais! .. bravo ! (Le garçon lui a porte u- e rhoppe de rhum, qu’il vide tout d'un trait.)
le sauvage. Milord, vous n’aurez pas assez di’ cachets... **l n danseur comme vous en consomme beaucoup.
L*ANGLAIS, tout joyeux. Vos , mon citer tout ntl, donnez m i encore îles petites rachclteft. (// soit d dro : e en damant, et tous les masques sortent en l'imitant.)
pinson, rentrant arec CainomiPe. Garçon' garçon!... Ali çà. on ne peut donc pas se faire servir dans ni établissement ! Attendez moi à celte table, Camomille.
CAMOMILLE. Toute seit'e?
pinson. Non, avec ce bonhomme de pain d’épices. Je vais a'lcr chercher voire soda, ei je vous l'apporte moi-même.
camomille. Dépêchez- tous , mon rr* il Friqnct. (EUe s'euu/tl pris d'unr table, A gauche. )
pinson, rf part. Hile ne se doute de rien...
heureux Pinson I (// sort.)