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Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;

Pierre- Augustin Car on de Beaumarchais naquit à Paris, Je 24 janvier 1732. Son père était horloger, il destinait son fils à la même profession. Il lui fit étudier la mécanique. Le futur auteur du Mariage de Figaro travailla quelque temps dans l'humble boutique de son père, rue Saint- Denis. Il trouva même le secret d'un nouvel échappement pour les montres. Mais il eut V imprudence d'en parler à un autre horloger, nommé Lepaute, qui sy appropria sans rien dire la découverte du jeune Beaumarchais. Celui-ci dut protester, réclamer, batailler pour obtenir gain de cause devant V Académie des sciences.

Beaumarchais avait alors vingt-deux ans. Tout en fa-' briquant des montres — il présenta à Mme de Tompadour une montre dans une bague « la plus petite qui ait encore été faite », — il cultivait la musique avec passion.

En IJ55, le jeune Car on se lia d'amitié avec un sieur FI auquel « contrôleur delà bouche du roi ». // ne tarda pas à gagner complètement les bonnes grâces de sa femme, et le sieur Flauquet se démit de ses fonctions en faveur de sou ami. Il mourut la même aimée ; Beaumarchais épousa

sa veuve. Mais veuf au bout de quelques mots, V ancien horloger se fût trouvé dans une situation asse^ précaire si Mesdames de France, filles de Louis XV, qui aimaient follement ta musique, ne lui eussent proposé de prendre des leçons de harpe avec lui : « Le nouveau favori de ces musiciennes implacables, dit un de ses biographes, ne fut pas long à leur plaire : il était si gracieux, si aimable et d'une prestance si belle! » // organisa des concerts auxquels le roi, la reine, le dauphin assistaient. Il jouissait de quelque crédit à la Cour et employait son influence au profit d'un financier de V époque, Paris- Duverney, qui V associa à ses entreprises. Beaumarchais acquit tout d'un coup une grande fortune, mais son ambition était plus haute : il rêvait aussi de succès littéraires.

En 1767, il écrivit le drame d'Eugénie, pièce d'un ennui mortel, qui ne fait rien présager des brillantes qualités du futur auteur du Barbier de Séville. Ce premier échec ne le découragea pas ; Beaumarchais était un homme de volonté inébranlable. Il composa un autre drame : Les deux Amis ou'le Négociant de Lyon. Le public, cette fois encore, se montra récalcitrant.

Sur ces entrefaites, Beaumarchais perdit son protecteur, le banquier Pâris-Duverney.Le comte de La Blache, légataire universel de ce dernier, refusa a Beaumarchais de lui ■payer 15,000 livres à lui léguées par le défunt. Le comte de La Blache prétendit que V acte présenté par le réclamant était faux, et il accusa en même temps l'écrivain qiCil détestait, d'avoir empoisonné ses deux femmes mortes successivement.

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