‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 2 sur 288 · NOTICE III · texte numérisé non relu

NOTICE III

Un long et scandaleux procès s'en suivit, Beaumarchais finit par obtenir gain de cause devant le parlement dWix; mais à la suite d'une scène de pugilat avec le duc de C 'h aulnes, il fut enfermé dans la prison du For-VEvêque.

Ce fut au milieu de ces tracas et de ces luttes qui se prolongèrent plusieurs années, que Beaumarchais travailla à sa comédie du Barbier de Séville.

Elle fut enfin jouée le 13 février 7775 sur le théâtre des Tuileries.

« La réussite de V œuvre nouvelle allait racheter V insuccès tf des deux drames précédents et faire connaître au public ce Figaro immortel, type inventé par Beaumarchais, chair de sa chair, et qui personnifie complètement quand on Va bien étudié celui qui Va créé à sa propre image. Dans la pensée de Beaumarchais, ajoute M. de Marescot, la comédie du Barbier de Séville avait d'abord dû être une sorte d'opéracomique avec une musique adaptée par lui et presque com~ posée d'airs rapportés de son voyage en Espagne. Cest sous cette forme princeps que V œuvre fut lue aux Comédiens italiens et refusée par eux* La véritable cause de ce rejet est curieuse. Elle venait de la répugnance montrée par Clairval, le meilleur chanteur de la troupe, auquel serait échu le rôle de Figaro. Ce comédien avait été dans sa jeunesse voué contre son gré a l'état de barbier ; le souvenir de celte profession lui faisait horreur et sous aucun prétexte il ne voulait tenir un emploi qui avait toutes ses antipathies. Sur les conseils d'amis bien avisés, Beaumarchais fit de son opéra-comique une comédie en quatre actes qu'il présenta

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