‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 255 sur 288 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

l'aire partir sur-le-champ. Oui, je serai moins malheureux quand ce fatal objet ne blessera plus mes regards. Mais comment entamer ce sujet avec elle? Voudra-t-elle s'en séparer? 11 faudra donc faire un éclat?

BÉGEARSS

Un éclat!... non... mais le divorce, accrédité chez cette nation hasardeuse, vous permettra d'user de ce moyen.

LE COMTE

Moi, publier ma honte! Quelques lâches l'ont fait... c'est le dernier degré de l'avilissement du siècle. Que l'opprobre soit le partage de qui donne un pareil scandale, et des fripons qui le provoquent!

BÉGEARSS

J'ai fait envers elle, envers vous, ce que l'honneur me prescrivait. Je ne suis point pour les moyens violents, surtout quand il s'agit d'un fils...

Dites d'un étranger, dont je vais hâter le départ.

BÉGEARSS

N'oubliez pas cet insolent valet.

LE COMTE

J'en suis trop las pour le garder. Toi, cours, ami, chez mon notaire ; retire, avec mon reçu que voici, mes trois millions d'or déposés: alors, tu peux à juste titre être généreux au contrat qu'il nous faut brusquer aujourd'hui... car te voilà bien possesseur... (il lui remet le

reçu, le prend sous le bras et ils sortent.) Et Ce SOir, à minuit, sans bruit, dans la chapelle de Madame... (On n'entend pas le reste.)

FIN DU TROISIEME ACTE

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