‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 67 sur 288 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

ROSINE, accablée.

Quelle horreur!... quoi, Lindor!... quoi, ce jeune

homme!...

BARTHOLO, à part.

Ah ! c'est Lindor.

ROSINE

C'est pour le Comte Almaviva... C'est pour un autre...

BARTHOLO

Voilà ce qu'on m'a dit en me remettant votre lettre.

ROSINE, trée.

Ah! quelle indignité!... Il en sera puni. — Monsieur, vous avez désiré de m'épouser?

Tu connais la vivacité de mes sentiments.

ROSINE

S'il peut vous en rester encore, je suis à vous.

BARTHOLO

Eh bien, le Notaire viendra cette nuit même.

ROSINE

Ce n'est pas tout; ôciel! suis-je assez humiliée!... Apprenez que dans peu le perfide ose entrer par cette jalousie, dont ils ont eu l'art de vous dérober la clef.

BARTHOLO, regardant au trousseau.

Ah ! les scélérats! Mon enfant, je ne te quitte plus.

ROSINE, avec effroi.

Ah, Monsieur! et s'ils sont armés?

BARTHOLO

Tu as raison; je perdrais ma vengeance. Monte chez Marceline , enferme-toi chez elle à double tour. Je vais chercher main-forte, et l'attendre auprès de la maison. Arrêté comme un voleur, nous aurons le plaisir d'en être à la fois vengés et délivrés ; et compte que mon amour te dédommagera...

ROSINE, au désespoir.

Oubliez seulement mon erreur, (a part.) Ah! je m'en punis assez!

BARTHOLO, s'en allant.

Allons nous embusquer. A la fin je la tiens, (ilsort.)

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