‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 8 sur 288 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FIGARO, LE COMTE, caché-

FIGARO, une guitare sur le dos, attachée en bandoulière avec un large ruban; il chantonne gaiement, un papier et un crayon à la main.

Bannissons le chagrin, Il nous consume :

Sans le feu du bon vin Qui nous rallume, Réduit à languir, L'homme sans plaisir Vivrait comme un sot, Et mourrait bientôt.

Jusque-là ceci ne va pas mal, hein? hein?

Et mourrait bientôt.

Le vin et la paresse Se disputent mon cœur...

Eh non ! ils ne se le disputent pas, ils y régnent paisiblement ensemble...

Se partagent... mon cœur.

Dit-on se partagent?... Eh! mon Dieu! nos faiseurs d'opèras-comiques n'y regardent pas de si près. Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le

Chante. (Il chante.)

Le vin et la paresse

Se partagent mon cœur.

Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant, qui eût l'air d'une pensée, (il met un

genou en terre et écrit en chantant.)

Se partagent mon cœur.

Si l'une a ma tendresse...

L'autre fait mon bonheur.

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