‹ Le barbier de Seville, Le mariage de Figaro, La mire coupable;Chapitre 86 sur 288 · MARCELINE, BARTHOLO, SUZANNE · texte numérisé non relu

MARCELINE, BARTHOLO, SUZANNE

SI ZANNE, un bonnet de femme avec un large ruban dans la main, une robe de femme sur le bras.

L'épouser ! l'épouser ! qui donc ? mon Figaro ?

MARCELINE, aigrement.

Pourquoi non? Vous l'épousez bien !

BARTHOLO, riant.

Le bon argument de femme en colère ! Nous parlions, belle Suzon, du bonheur quïl aurait de vous posséder.

MARCELINE

Sans compter Monseigneur dont on ne parle pas.

SUZANNE, faisant la révérence.

Votre servante, Madame : il y a toujours quelque chose d'amer dans vos propos.

MARCELINE, une révérence.

Bien la vôtre, Madame ; où donc est l'amertume ? N'est-il pas juste qu'un libéral Seigneur partage un peu la joie qu'il procure à ses gens ?

SUZANNE

Qu'il procure ?

Oui, Madame.

MARCELINE

Heureusement la jalousie de Madame est aussi connue que ses droits sur Figaro sont légers.

MARCELINE

On eût pu les rendre plus forts, en les cimentant à la façon de Madame.

SUZANNE

Oh! cette façon, Madame, est celle des dames savantes.

MARCELINE

Et l'enfant ne l'est pas du tout ! Innocente comme un vieux juge !

BARTHOLO, attirant Marceline.

Adieu, jolie fiancée de notre Figaro.

MARCELINE, une révérence.

L'accordée secrète de Monseigneur.

SUZANNE, une révérence.

Qui vous estime beaucoup, Madame.

MARCELINE, une révérence.

Me fera-t-elle aussi l'honneur de me chérir un peu,

Madame?

SUZANNE, une révérence.

A cet égard, Madame n'a rien à désirer.

MARCELINE, une révérence.

C'est une si jolie personne, que Madame!

SUZANNE, une révérence.

Eh !mais, assez pour désoler Madame.

MARCELINE, une révérence

Surtout bien respectable !

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