‹ Le Baron Charles Davillier et la collection léguéeChapitre 10 sur 14 · Gravée dans VArt, t. XVII, 4879, p · texte numérisé non relu

Gravée dans VArt, t. XVII, 4879, p

4. Le dragon est gravé dans la Gazette des Beaux-Arts, t. XVIIÎ, 2* période, octobre 4878, p. 562, et dans la Notice sur le baron Davillier par M. Eudel, p. 44.

Gemmes et Pierres dores. — 11 faut surtout remarquer deux magnifiques vasques ou coupes qui ont fait partie auxv® siècle de la collection de Laurent de Médicis. M. Eugène Muntz les a ainsi décrites ^ : « Deux coupes d'environ 0°^,25 de diamètre reposant sur un petit pied qui va en s'èlargissant vers la base pour retenir une monture qui n'existe plus et qui ressemblait probablement à celle d'une des grandes coupes conservées au musée des Offices. Les deux coupes portent la môme inscription assez profondément gravée : lav.r.med. L'une d'elles, un peu plus épaisse que l'autre, mais beaucoup plus belle, est incontestablement antique; elle offre une autre particularité encore, c'est que le rebord n'a pas le petit ourlet que l'on remarque sur l'autre ; elle est en jaspe rouge antique, transparent dans certaines parties. La seconde, d'une matière un peu différente (jaspe fleuri de Sicile), semble avoir été faite du temps de Laurent. Toutes deux ont été achetées à Bologne. »

Nous rapprocherons de ces gemmes une mosaïque byzantine représentant saint Georges terrassant le démon. Cette belle pièce, d'une extrême finesse d'exécution, offre de l'analogie avec une autre mosaïque possédée par le Louvre (série B. 341) et datant approximativement du xir ou du xm® siècle. La mosaïque du baron Davillier a été achetée à Florence. La mosaïque du Louvre, dont le sujet est la Transfiguration, a été acquise par le musée en 1852, et provient également d'Italie. Elle fut apportée en France, vers 1800, par Belloni, ancien chef des ateliers de mosaïque créés par le premier Empire.

Éhacx peints. — Parmi les émaux français, on doit signaler avant tout dans cette classe un triptyque de l'école de Nardon Pénicaud et trois plaques de l'atelier des Pénicaud, probablement de Jean IL Les deux premières sont signées IP et représentent Samson et Dalila QiV Arrivée de la Casa Santa à Lorette. La troisième, signée KIP*, est un combat de cavalerie.

4. Les Précurseurs de la Renaissance, p. 192. Voyez également sur ces deux coupes la Gazelle des Beaux- Arls, t. X, V période, août 4874, p. 136, et la Revue archéologique, 4880, t. H, p. 257. Elles sont gravées hëliographiquement dans la Revue archéologique et dans ies Précurseurs de la Renaissance,

t. Cf. sur ce dernier émail la Gazelle des Beaux-Arls, t. XVIIÏ, 2« période, décembre 4 878, p. 988.'

Jean Pénicaud II est vraisemblablement le maître qui signe alternativement IP., KIP. et IKP. Les émaux en grisaille qui portent ces diverses initiales présentent tous la même Gnesse de dessin. Ils procèdent d'une même habitude qui consiste à tracer autour des figures de légers contours noirs très nets et ils montrent remploi uniforme d'un certain blanc gras et pour ainsi dire crémeux. Le fait est sensible dans la riche collection d'émaux français du musée industriel de Berlin. La plaque d'émail signée IKP.

ik LA COLLECTION DAVILLIER.

Les émaux italieDs, si rares dans les collections d'amateurs, sont nombreux chez Davillier ; il en comptait plus d'une douzaine. Voici Ténumération de quelques-uns d'entre eux : la Vierge et r enfant Jésus ^ traits d'or sur fond bleu; le Christ au tombeau soutenu par deux anges, fond bleu, traits d'or et couleur tannée ; le Couronnement de la Vierge, fond bleu translucide, grisaille très finement dessinée; la Présentation au temple, petite plaque fond bleu translucide, quelques traits d'or et couleur brupe ; une suite de saints composée de quatre pièces : Vierge et enfant Jésus, saint Sébastien, saint Barthélémy, saint Antoine, émaux ronds d'applique, grisaille sur fond bleu opaque, tons rouges et tannés. Une des meilleures pièces de cet ensemble est une belle paix dans sa monture ancienne, représentant le Christ entre la Vierge et saint Jean^.

Verreries. — Nous ne pouvons énumérer toutes les pièces de Murano ni tous les verres espagnols, principalement catalans, confondus trop longtemps avec les verres italiens. La verrerie espagnole se distingue souvent, d'après les indications de Davillier, par un décor de couleur verte. Nous citerons trois pièces hors ligne de la série. La première est une lampe de mosquée du xiv® ou du xv* siècle, ou tout au moins un vase affectant la forme de ces ustensiles et couvert de fleurs d'or et d'un écusson ai-morié s' enlevant sur un fond émarllé bleu. La Gazette des Beaux-Arts l'a déjà décrite •. La seconde est un grand vase • de fabrique espagnole, appartenant au premier tiers du xvi« siècle, publié dans les Arts décoratifs en Espagne. La troisième est un verre à boiie de fabrication française, datant du xvr siècle et portant la devise svK TOVTE coHVSE (pour chouso, c'est- àrdire, chose). Ce verre est orné d'un buste de femme. La Gazette l'a également signalé en 187â et fait graver en 1878*.

Nous rattacherons à cette classe un groupe intéressant de verres églo-

Fv présentant yunon^ Palias et Vénus est du même faire et du môme émail que la Diane surprise par Actéon signée IP. et qu'une suite de VHisloire de Samson portant la même signature IP. Cf. également la pièce ronde donnée au. Louvre par M. Gatteaux, représentant une bataille, ouvrage de même maître, et une autre plaque représentant également un combat, chez M. Hainauer, à Berlin.

4. Cette paix est gravée dans une planche hors texte accompagnant la Notice sur le baron Davillier par M. Eudel.

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