‹ Le Baron Charles Davillier et la collection léguéeChapitre 8 sur 14 · Im ,; 1 d" 1) 'lia r .rr", n- lis r'.'^t · texte numérisé non relu

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montrer en détail la valeur. Bornons-nous à dire qu'il avait groupé quelques ouvrages des principaux médailleurs des xv* et xvi* siècles. Nous citerons seulement les pièces que nous n'avons vues que chez lui : Un grand médaillon représentant une femme en buste, les cheveux ondes, bordure avec décor de palmettes, œuvre inédite ; un portrait fantaisiste d'Annibal, médaillon de grand module avec cette légende : anibal car- TAGiNENsis, et lo petit portrait d'une femme en costume du xvr siècle, dont le type rappelle celui des mulâtresses. Parmi les nombreuses plaquettes nous remarquons : le Petit ensevelissement du Christ d'après l'estampe de Mantegna; une épreuve en bronze de la pierre gravée de Laurent de Médicis [Bacco in Nasso) agrandie par Donatello pour décorer la cour du palais Riccardi à Florence; une Mise au ^t^mte^M d'un style charmant et d'une exécution très soignée; un Saint Jérôme de Enzola, signé JOHANNis FRANCisci PARMENSis opvs ; ot enfin Vulcain forgeant les ailes de r Amour y très bel exemplaire d'une pièce rare.

Cire. — On connaît tout le parti que les Italiens ont tiré du procédé de la sculpture en cire et le développement qu'ils lui ont donné, depuis la tête du musée Wicar, à Lille, jusqu'à ces hideuses représentations des pestiférés exposés au Bargéllo à Florence et attribués à Gaëtano Zumbo. M. Davillier avait réuni quelques spécimens intéressants de cet art, mais en les choisissant dans celles de ses manifestations qui sont contemporaines de la Renaissance. La Léda et le Cygne^ bas-relief polychrome et orné de perles, travail de la seconde moitié du xvi® siècle, mérite d'être remarqué.

Ivoires. — La classe des ivoires est des plus considérables. Elle commence avec l'antiquité classique pour finir avec le xvp siècle. Le baron Daviller avait été assez heureux pour rencontrer quelques-uns de ces ivoires antiques, si rares même dans les collections les plus renommées. Une petite tête de Mercure d'un beau style nous paraît appartenir à l'art gréco-romain. C'est avant tout un bijou hors de pair que l'admirable petite frise à deux faces où se voient quatre génies dansant près d'un autel. L'antiquité, dans les sujets similaires, n'a jamais été mieux inspirée. On oublie la rareté insigne d'un pareil objet pour ne songer qu'aux qualités de son travail. La Gazette l'a vanté déjà à plusieurs reprises ^

Les ivoires gothiques des xiii®, xiv« et xv« siècles continuent dignement une série si splendidement ouverte. Les figurines et diptyques à sujets religieux sont assez nombreux*. Nous insisterons sur deux volets

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