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GAZETTE DES BEAUX-ARTS
d’après Gouthière, accompagné de notes et d’une notice sur Pierre Gouthière, sculpteur et ciseleur du roi. Paris, 1870, in-8°; — Une vente d actrice sous Louis XVI , Mlle Laguerre, de l’Opéra; son inventaire, meubles précieux, porcelaines de Sèvres, cristal de roche, etc., avec une introduction et des notes. Paris, 1870, in-8°; — Y Antiquaire, comédie en trois actes (1751), précédée d’une étude sur les curieux dans les pièces de théâtre. Paris, 1870, in-8°; — Y Amateur, comédie en un acte, 1866, précédée d’un avant-propos. Paris, 1870, in-8°; la Vente du mobilier du château de Versailles pendant la Terreur, documents inédits. Paris. 1877, in-8°. Cette plaquette est la réimpression d’un article publié par la Gazette des Beaux-Arts 1. Une rapide excursion dans le domaine de l’histoire de la tapisserie française au commencement du xvme siècle inspira aussi à Davillier une curieuse notice intitulée Une manufacture de tapisserie de Itaute lisse à Gisors, sous Louis XIV, documents Inédits sur cette fabrique et sur celle de Beauvais. Paris, 1876, in- 8°. Cet art industriel avait provoqué de bonne heure son attentive sympathie, et il avait réuni dans son cabinet, comme on le verra plus loin, de très-remarquables produits de la peinture en matières textiles. Étendant le domaine plus spécial de ses recherches, il rédigea pour les Maîtres ornemanistes de M. Guilmard (Paris, 1880, in-/i°) une concise et savante introduction.
Si le baron Davillier avait voyagé presque partout en Europe, une prédilection marquée le ramenait toujours vers l’Espagne, qu’il connaissait à fond, où il comptait de nombreux amis et dont il parlait très purement la langue. Il écrivit, sur ce pays, un ouvrage, devenu populaire sous ce titre : L’Espagne (Paris, 187/i, in-/i°), et qui parut d’abord dans le Tour du Monde-, le livre a été illustré par Gusiave Doré. Aux qualités nouvelles de conteur dont il a fait preuve dans ce pittoresque récit de voyage, l’auteur n’a pas manqué de joindre sa compétence habituelle en matière d’œuvres d’art, et sa perspicacité reconnue d’amateur. Le chapitre 28 est intitulé : « La curiosité au point de vue des objets espagnols.
— La vente des bijoux de Notre-Dame del Pilar. — L’orfèvrerie. — Les armes et le travail du fer. — La céramique et la verrerie. — La sculpture. — L’ameublement. — Les tissus. — Les miniatures et la gravure.
— Les amateurs. » Il était donc naturel que certains arts espagnols, trop inconnus jusque-là, sollicitassent plus spécialement sa plume et attendissent de lui qu’il justifiât, par quelques révélations, les hommages qu’il leur rendait en les plaçant tout d’un coup en pleine lumière. Cette espérance n’a pas été déçue. Sans compter le traité sur les faïences his-