PHILIPIN, LA MONTAGNE, ORONTE , LÉANDRE , LISETTE
LëANDRï, à la Moatagat,
As-tu vu le Marquis?
La Montagni.
J'ai bien eu de la peine.
Viendra-t-il ?
La Montagke.
Oui , Monsieur , où rous lui marquez.
Bon, Mais ici cependant il nous manque un Baron, l'eux-tu le devenir ?
La Montagne.
Moi, Baron? et de reste.
Tu connois Albikrac ?
La MOMTAGNl.
C'est un gaillard , la peste!
Il faut passer pour lui.
La Montagne.
Je suis votre homme ; allez , Vous m« verrei Baron , et des plus signais.
îi LE BARON D'ALBIKRAC,
Dîne sans plus balancer , dès cette après- dîn(îe. Qu'il s'en vienne nous faire un ddbut d'hyménée. La tante l'attendra dans son appartement , Et nous nous servirons de cet heureux moment.
Mais pour voir en secret ton aimable maîtresse....
Lisette.
Vous avci belle peur que je manque d'adresse 1 Que Philipin au guet ait soin de se montrer, Je viendrai l'avertir quand vous pourrez entrer.
Adieu donc; nous allons en Baron de campagne
Travestir décemment Monsieur de la Montagne,
Si la tante se plaint de ne nous trouver plus
Dis que....
Vous me donnez des avis superflus :
Suffit que du Baron j'aurai reçu message. Au moins faites-lui bien jouer son personnage.
La Montagne.
Va , je sais mon mdtier, n'en sois point en souci. As- tu plus de quinze ans î
Environ , Dieu merci, O R o N T E , à la Monlagnf.
Sors vîte : s'il falloit qu'on te vit avec elle Tu perd rois tout.
COMEDIE. j5
La Montagne, <J Jiiesie.
Adieu, tendre et jeune piiceUe, Jusqu'au revoir.
( Cronie , Le'andre et la. Monia«ne sortent. )