‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 37 sur 102 · I. A Tante · texte numérisé non relu

I. A Tante

Je ne veux qu'un seul mot pour vous fermer la bouche. la Comtesse d'Uspeck..., Vous êtes interdit î

O R o N T E , à pan.

Idandrc m'a joué. Qu'est-ce qu'il aura dit ? ITctant instruit de rien , je ne sais que répondre.

L A Ta n t e.

Ih i bien , sais-je la carte , et ce qu'on fait à Londre i

Bifadame....

La Tante,

Elle ctoit belle ?

O R o NT E.

Il ne m'est pas permis....

La Tante.

Patlei , cela sied bien dans la bouche d'un fils»

O R o N T e , bas , à Lisette, D'un fils !

Lisette, haut.

Quoi ! jusqu'ici nous avoir fait finesse , Monsieur, que vous étiez, le fils d'une Comtesse .',...

( A la tante. )

Madame il est donc vrai l

Hij

iS LE BARON D'ALBIKRAC,

La Ta n t I.

Tu vois qu'il en rougit.

Mnn frevc en fut c'pris aussi-tôt qu'il la vit. Juge du reste.

Lisette.

Oionte est fils de votre freic ?

A l'air dont il m'avoit écrit pour son affaire , Je pouvois deviner qu'il lui toiichoit de près. Mais ce qui le fait taire ec cause ses regrets , C'est qu'étant mon neveu , quelque amour qui l'cn-

?aee , L'impossibilité se trouve au mariage.

O R o N T E , à part.

le tour est d'kabile homme , il le faut appuyer.

( A la tanie. ) Puisque vous savex tout, je n'ai rien à nier. . Pour vous cacher mon sort, j'avois feint que Lcandre...

T, A Tant e.

Je lésais; mais d'a'mcr doit-on pas se défendre Quand on voit que le sang nous en fait une loi?

HélasJ combien de fois aiine-t-on malgré soi î Quand je m'en aperçus , si vous saviez , Madame , les efforts que je 'fis pour éteindre ma flamme ! Mais toujours mon penchant, plus fort que ma raison, De mes sens contre moi soutint la trahison, lugcz de mon malheur par l'expresse défense Pe vous oser jamais découvrir ma naissance. Mon pctc par serment en avoit pris ma foi.

La Tante.

Ce m'est quelque chagrin qu'il se cache de mol ; Mais , comme jusqu'à vous il ne faut pas qu'il passe > Devant aimer son fils , venex que je l'embrasse. fa tendresse du sang eut toujours droit d'agir.

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