L A T A NT I
Elle en a près de vingt, et si , quoi que je fasse , Vous voyez ce que c'est.
Vingt ?
Lisette, à part.
Quelle a bonne grâce D'en donner à sa nièce , et de s'en de'rober !
La tante.
Otcz-moi d'un scrupule où je viens de tomber. D'où vient qu'en lui parlant tantôt de votre flamme, Vous'vouliei qu'elle sût le secret de mon ame , Puisque vous éticT sûr que , quoi qu'on fît pour vous. Le sang rendort l'hymen impossible entre nous î
?i LE BARON D'ALBIKRAC,
lors que l'amour est fort , hélas ! peut-il se taire ? Ah ! pourquoi suis-je nd le fils d; votre frère ! Qu'il m'en coûte à la fois de gloire et de bonheur !
La Tante.
Vous vous en faites donc un sensible malheur î
Tel qu'il passe du Ciel tout ce que peut la haine.
La Tante.
C'est trop , je ne vous puis plus long-tems voir en peine; Consolez-vous !
De quoi ?
La Tante.
Cefrerc prétendu...
ORONTE,à part.
Te ttemblc...
La Tante,
Il ne m'est rien.
O R o N T E , *af , à L'uettt.
Ah! me voici pcrdH, Lisette, à la tante.
Votre frère l'Anglois n'est pas votre vrai frère?
La Tante.
Non , quand l'hymen joignit et sors pero et ma mcre Nous étions déjà nés chacun d'un premier lit. Dès l'enfance pat-là l'amiiié nous unit. Les noms de frère et soeur l'ont depuis confirmée.
O R o N T « , iûJ , à Lisette, Lisette.