‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 45 sur 102 · I..A Montagne · texte numérisé non relu

I..A Montagne

Tant iTiieax , vous en serez plus sage, La Tante.

On m'a parlé de vous , je ne le puis nier; Mais, si-tôt que je songe à me remarier, Les soins que le défunt prit toujours de me plaire. Ce que pour m'attendrir il s'effoiçoit de faire , Tout cela me ramené un souvenir si doux Qu'à faire choix d'un autre en vain le me résous. 3e ne suis plus moimcme aussi-tôt qu il me frappe.

La Montagne.

Vous l'avez bien trouvi ; c'est par-là qu'on m'attrappe l

aoS LE BARON D'ALBIKRAC,

La Tante.

Que Lisette ...

La Montagne.

Employez et le vert et le sec Pour me faire passer la plume par le bec. Nous verrons qui de nous y trouvera son compte.

La Tante.

Quoi donc ...

La Nîontagns,

Vous mitonner le taciturne Orontc »

Et si jamais l'hymen le met entre vos bras Vous prendrez patience , et n'en pleurerez p.is.

Mais si je ne sens point pour vous grande tendresse ?..,

La Montagne.

Si je n'en sens non plus pour votre sotte nièce ?...

L A Ta N T E.

Qu'a-t-cllc de si sot pour vous en dégoûter ?

La Montagne.

Et qu'ai-je de si laid pour me tant rBljuter.

La Tante.

Vingt mille dcus pour elle ont entré dans U masse.

La Montagne.

Mille Barons et plus sont sortis de ma race.

La Tante.

Mon bien en l'épousant vous est sût qnelque jour.

La Montagne.

Veus devenez Baronne en payant mon amour.

La Tante.

Mais quand ce ne seroit que cet hymen m'importe?

L* Montagne.

COMEDIE. loy

La Montagne.

Serviteur.

La T a n t s.

A la fin la colère m'ctrporte.

Ah : le vilain ir.agot qui refuse les gens.

La Montagne.

Ah ! la !.\ide guenon qui jase à soixante ans.

Quoi ! joindre impudemment le mensonge à l'injure? Soixante ans '.

La Montagne.

Oui , soixante , à fort bonne mesure i

It je le maintienliai devant votre mignon :

Je le connais,

Lisette.

Voyez le joli compagnon Qui nous donne des ans ;.... Elle n'en a pas trente.

La Montagne.

le b'.ondinage a l'art de m'excroqucr la tante , Et chacun pour soi-même agissant comme il peut , Je laisse heureux Oronte à qui seul on en veut. Pour vour garder à lui vous m'avez fait la pièce De vouloir sottement m'endosser de la nièce. L'affront pour un Baron est un outrage indu ; Mais la Rapière aussi, net, il sera pendu.... Adieu , un te.

( Il son aves Philipi:i, )

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