‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 56 sur 102 · AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEUR

^ETTE Pièce, dont les Comédiens donnent tous les ans plusieurs représentations , est la même que feu M. de Molière fit jouer en prose peu de tems avant sa mort. Quelques personnes, qui ont tout pouvoir sur moi , m'ayant engage à la mettre envers , je me réservai la liberté d'adoucir certaines expressions qui avoient blessé les scrupuleux. J'ai suivi la prose dans tout le reste , à l'exception des scènes du troisième et du cinquième acte, cii j'ai fait parler des femmes. Ce sont scènes ajoutées à cet excellent original , et dont les défauts ne doivent point être imputés au célèbre Auteur sous le nom duquel cette Comédie cît toujours représentée.

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iU'. Juan , fils de D. Louis Giron ,"tout aussitôt après avoir enlevé Elvire d'un couvent où elle avoit été élevée , et l'avoir épousée , à l'ir.su de ses patens , l'a quittée , par une suite de s^ légèreté , et est allé tenter d'autres conquêtes amoureuses. Dans le nombre de ses aventures , il a eu querelle avec le Commandeur I>. Pedre : ils se sont battus , et D. Juan a tué le Commandeur. Elvire suit les pas de D. Juan et l'atteint j mais , pour couvrir son inconstance , il lui die qu'il s'est reproché de l'avoir arrachée à son couvent ,. et qu'il croit en conscience ne pouvoir plus vivre avec ellî. Elvire se détermine à rentrer dans sa retraite. Cependant D. Juan séduit toutes les femmes qu'il rencontre. Il veut ravir une jeune mariée à son époux , le jour de la noce , dans le trouble d'une fête sur merj mais

SUJET DU FESTIN DE PIERRE, iij

il échoue , et seroit ncvé , sans le secours d'un paysan , nomraé Pierrot, dont , ensuite , il essaie à suborner l'amante , Charlotte , et son amie, Mathurine. Une bourgeoise, nommée Léonor , se voit aussi près d'être sa victime. Mais D. Carlos , frère d'Elvire , accompagné de D. Alonse , son ami , et les parens de D. Pedre , cherchent D. Juan , dans l'intentioti de venger l'honneur d'Elvire et la mort du Commandeur. Pour se soustraire à leurs poursuites , D. Juan et son valet , Sganaralle , sont forets à se déguiser et à fuir. Ils rencontrent la sépulture du Commandeur, sur laquelle on a élevé sa statue. L'impie D. Juan ose profaner ce dernier asyle du CommandK°ur , et pousser la raillerie jusqu'à l'inviter à dîner. La statue baisse la tête en signe d'acceptation. Ce prodige fait trembler Sganarelle , sans pouvoir intimider D. Juan , qui va faire préparer le repas. Mais il trouve son Perc , à qui il fait croire qu'il a réformé sa conduite , afin d'en obtenir qu'il paye ses dettes et arrange ses affaires. Un des créanciers de D.Juan, M. Dimanche , Marchand , à qui il doit beaucoup , vient lui demander de l'argent, et n'en

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reçoit que des coraplimens. On sert le dîner ; la statue s'y rend, et ensuite invite , à son tour , D. Juan à souper sur le tombeau du Commandeur. D. Juan promet d'y aller. Cependant voyant Léonor au rendez-vous qu'il lui a donné pour ce même soir , il oublie le Commandeur , dont la statue vient le forcer à lui tenir parole. D. Juan y va j mais la terre s'ouvre , et l'engloutit tout vivant , aux yeux de Sganarelle qui déplore son malheur.

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