‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 68 sur 102 · SCENE I I î · texte numérisé non relu

SCENE I I î

PTEKKOT, D. JUAX, CHARLOTTE, S G A N A R E L L £.

Pierrot.

Tout doucement , Monsieu ! tenez-vous , s'U vous

plaît.

Vous pourriez, v'5' échauffant , gagner la puics:e.

D il

D'où cet impertinent nous vient-il ?

Oh I Jarnic !

J'vous dis qu'vous vous tegniais, et q'uy n'est pas besoin Qu'vous vegr.iais couitiseï not' femme de si loin.

D. J u A N , /? poussant.

Ah; que de biuit!

Pierrot.

Morgue I je n'nous z,emouvons guère Pour ces pousscu do gens.

Charlotti, à Pierrot.

Piarrot, laisse le faire.

Pierrot.

Quemcnt; que j'iaisse faire? Et je ne i'veux pas, moî !

D. Juan.

Ah?....

Pierrot.

Parc'qu'il estMonsieu, zil s'en vienra , je croî , Caresser zà not' baibc ici nos zaccordées. Pareuc ! j'en sis d'avis que j'vous l'szayions gardées» Allez v's'en caresser les vôtres.

D. Juan, lui donnant plusieurs souffleu. Hein?....

Pierrot.

Morgutf !

Ne r's'avisez pas trop de m'frapper. Jarnigué ! Ventregué I tatigud 1 voyez un peu la chance , Dcv'nir battre les gens. C'n'estpas U récompense

Dev's'ctre allé tantôt sauver d'être nayi 1 J'vous devions laisser boire... Il est bian employai

CHARLOTT«,à Pierrot.

\a , ne te fiche point, l'iarrot !

Pierrot.

Oh! pa'san»uicnneî Y m'fHaît de me fâcher , et t'es t'une vilaine D'endurer qu'an t'cageole.

Charlotte.

Y me veutzépouser; ît tu n'tc devroispas si fort colcriscr, C'n'est pas c'que tu peiis' dca !

Pierrot.

Jarny ! tu ni' es promise.

Charlotte.

Ça n'y fnit tian , Piarcot , tu n'mas pas encor prise. S'tu m'aimes comme y faut , s'ras-tu pas tout joyeux De m'foir Madame ?

Pierrot.

Non. J'aimcrois cent fois mieux Te voir crever qu'n'an pas qu'un autre t'eu, morguenne !

Charlotte, Lais'moi que je la sois, et n'te mets point zen peine» je te ferai cheux nousiappotter des œufs frais , Du beurre...

Pierrot.

Palsangué ; j'n'yen porterai jamais , Qiisndtu m'en f'toispoyer deux fois autant. ..Accoute,

Diij

41 LE FESTIN DE PTEPxRE;

C'eJt don com'ça qu'tu fais ? Si j'en eusse eu qu'euci'

doute , Je ni'srois bian cmpachc' de le tirer de gl'ieau , Et je gl'y aurois baille pulôtiun chinfrenieau , D'un bon coup d'aviron sur la tête.

D. 1 V A H , le meaaçnnt.

Hein?....

PlïRROT, s'e'Ioignani.

Parsonna

N'me fait peur !

D. Juan, s'approchanide lui.

Attendez ; j'aime assez qu'on raisonne.

P J î R R O T , s'eloi^:iaat loujoun. le m'gobarg' de tout , moi i

D. Juan.

Voyons uu peu cela.

Pierrot.

J'in .Ivons bian vu d'autre !

D. Juan.

Ouais i

SCANARELLEjù D. Juan,

Monsieur, laissez-U Ce pauvre diable! A quoi peut servir de le battre ? Vous voyez bien qu'il est obstine comme quatre.

( A Pierrot. )

Va, mon pauvre garçon , va-t-cn, retire-toi, rt ne lui <lis plus licn.

Pierrot.

Et j'Iy veu dire, moi !

D. I U A M , donnant un soufflet à SganareUe , croyant If donier à Pierrot , qui se baisse.

Ah ! je vous apprendrai !...

Peste soit du maroufle;

Voilà ta charité!

l'IlRROT , à Charlotte.

le m'risd'queuqu'vcnt quisoufle j Bt j'm'envaszà ta tante en lâcher quatre mots. Laisse faire.

( Il s'en va. )

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