D, ] V AN
Ah \ coniîoissez mon cœur.
Voulc7. vous que ma foi, pour preuve inrlubitable , Vous f..sse le serment le plus épouvantable i Que le Ciel...
Je vous crois , ne jurf i point.
D. Juan.
Ih ! bien ?
Mais, poumons marier sans que l'on en sût rien, Si la chose pressoit , comment faudroit-il faire ?
Il fa'.'dio't avec moi venir chez un notaire. Signer le mariage ; et, quand tout leroit fait , Kous laisserions gronrfcr votre tante.
SGANARELLE
En effet , Qunnd une chose est faite, elle r.'esî pas à faire.
LÉO N o R.
Oh ; ma tante et ma sœur seront bien en colère; Ca- l'aurai pour ma paît plus de vingt mille dcus : Bien des gens me l'ont dit.
D Juan.
Vous me rendez confus.
Pcnsei-vous que ce soit votre bien qni m'engage S Ce sont les agrcmens de ce charmant visage ,
COMÉDIE. sj
Cette bouche , ces yeux ; enfin , soyez à moi , fit je renonce au reste.
Sganarïlli.
11 est de bonne foi. Vos ccus sont pour lui des beautés peu touchantes.
J'ai , dans le bourg voisin , une de mes parentes Qui veut qu'on me marie , et qui m'a toujours dit Que si quelqu'un m'aimoit...
C'est avoir de l'esprit.
Elle cnverroic chercher de bon cœur le notaire. Si nous allions chez, elle ?
Eh; bien , il le faut faite.
Me voilà prêt, allons.
Mais, quoi ! seule avec vous?
D. Juan.
Venir avccque moi , c'est suivre votre dpoux. r.st-cc un scrupule a faire après la foi promise ?
l'as trop ; mais j'ai toujours...
D. Juan.
Vous verrez ma franchise,
Du moins, .,
D. Juan,
Var où faut-ii vous mener ?
V ilj
ce LE FESTIN DE PIERRE,
rar ici..,.
( Apercevant sa rame. )
Mais , par malheur....
Comment ?
Matante que voici.
D. Juan.
Le fâc'neux contre-tems; Qui iliable nous l'amène î
Sganarell e.
Ma foi ! c'en étoit fait sans cela.
Quelle peine î L É o N o R.
Sans rien dire, venez m'attendri^ ici ce soir; Je m'y rendrai.