‹ Le baron d'Albikrac; comédie en cinq actes, en versChapitre 79 sur 102 · D, ] V AN · texte numérisé non relu

D, ] V AN

Ah \ coniîoissez mon cœur.

Voulc7. vous que ma foi, pour preuve inrlubitable , Vous f..sse le serment le plus épouvantable i Que le Ciel...

Je vous crois , ne jurf i point.

D. Juan.

Ih ! bien ?

Mais, poumons marier sans que l'on en sût rien, Si la chose pressoit , comment faudroit-il faire ?

Il fa'.'dio't avec moi venir chez un notaire. Signer le mariage ; et, quand tout leroit fait , Kous laisserions gronrfcr votre tante.

SGANARELLE

En effet , Qunnd une chose est faite, elle r.'esî pas à faire.

LÉO N o R.

Oh ; ma tante et ma sœur seront bien en colère; Ca- l'aurai pour ma paît plus de vingt mille dcus : Bien des gens me l'ont dit.

D Juan.

Vous me rendez confus.

Pcnsei-vous que ce soit votre bien qni m'engage S Ce sont les agrcmens de ce charmant visage ,

COMÉDIE. sj

Cette bouche , ces yeux ; enfin , soyez à moi , fit je renonce au reste.

Sganarïlli.

11 est de bonne foi. Vos ccus sont pour lui des beautés peu touchantes.

J'ai , dans le bourg voisin , une de mes parentes Qui veut qu'on me marie , et qui m'a toujours dit Que si quelqu'un m'aimoit...

C'est avoir de l'esprit.

Elle cnverroic chercher de bon cœur le notaire. Si nous allions chez, elle ?

Eh; bien , il le faut faite.

Me voilà prêt, allons.

Mais, quoi ! seule avec vous?

D. Juan.

Venir avccque moi , c'est suivre votre dpoux. r.st-cc un scrupule a faire après la foi promise ?

l'as trop ; mais j'ai toujours...

D. Juan.

Vous verrez ma franchise,

Du moins, .,

D. Juan,

Var où faut-ii vous mener ?

V ilj

ce LE FESTIN DE PIERRE,

rar ici..,.

( Apercevant sa rame. )

Mais , par malheur....

Comment ?

Matante que voici.

D. Juan.

Le fâc'neux contre-tems; Qui iliable nous l'amène î

Sganarell e.

Ma foi ! c'en étoit fait sans cela.

Quelle peine î L É o N o R.

Sans rien dire, venez m'attendri^ ici ce soir; Je m'y rendrai.

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