SCENE V
lA VIOLETTE , D. JUiVN , SGAKARELLE.
La Violette.
k ■ OTRE marchand est là , Monsieur, D. Juan.
Qui?
La Violette.
Ce grand homme Monsieiît Dimanche.
Sganarelle.
Peste ! un créancier assomme.
De quoi s'avise-t-il d'être si diligent A venir chez les gens demander de l'argent ? Que ne lui disois-tu que Monsieur dîne en ville ?
La Violette.
Vraiment oui, c'est un homme 4 crcire bien facile 1
H iij
Malgré ce que j'ai dit il a voulu s'asseoir là dedans pour l'atrendre,
Sganarelle.
Eh ! bien jusque; au soir Qu'il y demeure.
D. ï U A N , à lu Violette, Non, fais qu'il entre, au contraire; Je ne tarderai pas long tcms à m'en défaire, lorsque des cré.inciers cherchent à nous parler Je trouve qu'il est mal de se faire celer, leursvisites ayant une fort juste cause, 11 les faut , toutaumoins , payer de quelque chose; Et, sans leur rien donner, je ne manque jamais A les faire de moi retourner satisfaits.
( La Violette sort , eifait entrer M. Dimanche, )