Juan
Je le dis encore :
Au point que je vous aime , et que je vous honore , ïenc soufFiiiai point qu'on mette entre nous deux Aucune diffiier.ce.
M. Dimanche.
Ah ! Monsieur.
Je le veux.
[SgnnareUe donne un fiiuieuil à M. Dimanche. ) Allons, asseyez-vous.
M. Dimanche.
Comme letems empire...
D. Juan.
Aîette2.-vous-U.
M. Dimanche.
Monsieur , je n'ai qu'un mot à dire...
l'iîtois...
D. Juan.
Mcttei-vous-là , vousdis-je.
M. Dimanche.
Je suis bien.
COMÉDIE. ?j
D. Juan.
Kon , si vous n'êtes-là , je n'ccoutcrairien.
M. Dimanche , s'asseyent dans }<: fauteuil. C'est i^our vous obJir... Sans le besoin extrême...
D. Juan.
Parbleu! Monsieur Dimanche , avouei-lc vous-m5me, Vous vouf porteï bien ?
M. Dimanche.
Oui, mieux depuis quelques mois Que je ne l'avois fait... ic suis...
D. Juan.
P!us je vous vois , Plus j'admire sur vous certain vif qui s'ëpanche. Quel teint !
Je viens , Monsieur...
D. Juan.
Et Madame Dimanche, Comment se porte-t-elle ?
M. Dimanche.
Assez bien , Dieu merci...
Jft viens vous...
D. Juan.
Du ménage elle a tout le souci; C'est une brave femme !
M. Dimanche.
Elle est votre servante...
rétois...
D. Juan.
Qu'elle a tout lieu d'avoir l'ame contente }
Ci'escs enfans sont beaux! La petite Louison , Hein ?
M. Dimanche.
C'est l'enfant gâté , Monsieur , de la maison... Je...
D. Juan,
ïicn n'est si jolil
M. Dimanche.
Monsieur, je...
D. Juan.
Que je l'aima !
Et le petit Colin , est-il cncor de mêriie? Fait-il toujours grand bruit avecque son tambour i
Oui , Monsieur , on en est étourdi tout le jour... Je vcnois...
D. JUAN
Et Brusquer, est-ce à son ordinaire?
L'aimable petit chien, pour ne pouvoir se taire : Mord-il toujours les gens aux jambes ?
M. Dimanche.
A ravir.
C'est pis que ce n'étoit , nous n'en saurions chcvir 1 Et quand il ne voit pas notre petite lîUe...
Je prends tant d'intérêt en toute la famille Qu'on doit peu s'étonner si je m'informe ainsi De tous jl'un après l'autre.
COMEDIE. ;)î