CHŒUR
Air de la Syrène.
Qu'un arrêt sévère Frappe un téméraire ; Que son châtiment Punisse un tel égarement,
DIDIER, se débattant. Silence, canaille... je no sais ce qui me retient...
HORACE, à part. Comment le faire échapper?.. Ah! j'y suis.
LE BARON. Nous dircz-vous, Monsieur, comment il se fait?
noiixcE, allant à Didier ".Eh\ c'est ce cher ami... le... chevalier... Horace de^Bougival.
DIDIER, à part. Bravo !..
LE BARON. De Bougi..
HORACE. Val. Un de mes bons amis.
DIDIER. Eh ! c'est ce cher Didier de Varinville !..
LA BARONNE. Ils SB Connaissent.
HORACE. Qu'est-ce qu'on nous apprend, chevalier, vous escaladez les fenêtres, vous rossez nos gens.., Qu'est-ce que c'est donc que cette conduite-là? Hein, mon bon?
DIDIER. Eh! parbleu, cher comte^ cela ne vaut pas la peine de faire tant de bruit... J'étais à la chasse, et j'avais perdu la trace d'un maudit sanglier... Or, en passant devant ce pavillon qui donne sur le parc, je m'avisai de grimper à cette fenêtre pour voir si, de loin, je n'apercevrais pas quelques traces... lorsqu'une espèce de meunier qui se trouvait là...
HORACE. Un meunier... Mais si ce manant vous a manqué, je suis d'avis qu'on le bâtonne... je ne serais pas fâché qu'on le bàtonnât...
LE BARON. Croyez, Monsieur, que je suis au désespoir. {Aux valets.) Sortez! {A Didier.) Veuillez excuser l'erreur de mes gens, monsieur le chevalier de... de...
HORACE. Bougival.
LE BARON. Attendez donc, je connais cela... famille du Poitou... Il y avait un Bougival dans la bouche du feu-roi.
* Le Baron, Didier, la Baronne, Horace. *■ Le Baron, Didier, Horace, la Baronne.