‹ Le baron de Castel-SarrazinChapitre 15 sur 29 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

HORACE, seul.

Allez tous au diable ! Maudit porlefeuille, fatale boîte de Pandore, d'où j'ai vu sortir tous les maux.

I (// fait un pas et trébuche.) Qu'est-ce que c'est que ça 'r* (Ramassant le paquet de lettres jeté par Céline.) \h\ ces lettres! ces affreuses lettres... quelle fatuité ! lettres do maîtresses ! Si je pouvais le compromettre près de quelque mari, me venger par ce moyen-là même, dont il a tiré parti contre moi?., voyons. {Ouvrant les lettres et lisant les signatures.) Clara Mousseline... Nata Niouki... c'est une Chinoise... {Ouvrant une autre lettre.) Grand Dieu! signé Artémise!.. l'écriture de ma femme!.. Ah! je ne sais ce que j'éprouve... un éblouissement... Je vois comme des paillettes .. (Furieux.) Des paillettes, ça! allons donc, ce sont d'affreuses pattes do mouches; mais lisons... lisons! « Mon chéri » c'est lui qu'elle appelle... Oh : (Il chiffonne la lettre.) « Venez ce soir à « l'heure accoutumée, je serai débarrassée de mon « nigaud de mari... » Son nigaud de... Par la sambleu! Corbleu ! Morbleu!..

Air de Renaud de iiontauban.

Et j'allais fuir... moi, fuir... sans me venger. Lorsque sa femme est aujourd'hui la mienne ; Quand je la tiens, quand je puis exiger. Ce qu'à tout prix il faudra que j'obtienne. C'est dans mon bien que je rentre aujourd'hui, Peronne ici ne peut me le défendre...

Ce que chez moi le comte est venu prendre, Je vais le reprendre chez lui.

Mais il faudrait un moyen ingénieux. (Il va s'asseoir à droite.)

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