‹ Le baron de LahontanChapitre 3 sur 53 · REP AT ITETTRE &.: LT · texte numérisé non relu

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ser les tribus confédérées des Iroquois, énnemis presque séculaires des Français établis au Canada, comme il avait fait jadis des anglais. Pour exécuter son projet, le belliqueux gouverneur demandait huit cents hommes ; la cour lui envoya trois compagnies de marine.

Parmi les jeunes officiers qui accompagnaiïent la recrue nouvelle se trouvait Louis-Armand de Lom d'Arce. La saison de 1683 était déjà avancée lorsque les vaisseaux partirent de la Rochelle. Ils arrivèrent en rade de Québec le 8 novembre. La terre était couverte de neige, et il faisait un froid à mourir. Il ne fallait plus songer pour cette année à la guerre contre les Iroquois.

Le gouverneur marqua les quartiers des trois compagnies dans les villages des environs de Québec, à Beaupré, Beauport et Saint-Jean. Le sort donna au jeune châte- Jain béarnais un billet de logement chez des colons de la seigneurie de Beaupré. Il aurait pu se cro're chez lui dans ce coin de pays. En effet, les anciens pêcheurs basques avaient donné à cette partie de la colonie le nom de Biscaye, et ils appclaïent Pyrénées la chaîne de montagnes qui la sépare des régions du nord, La seigneurie de Bcaupré était alors, comme aujourd'hui, une dés plus belles et des plus riches campagnes du Canada, Lahontan garda le meilleur souvenir de l'hospitalité qu'il y reçut. C'est de l’une des fermes de Beaupré, par un jour clair et serein d'hiver, qu'assis dévant une large cheminée où flambaient d'énormes bûches, il éérivait à un de ses vieux parents ces lignes qui réspirént le con: tentement et le bien aisé: “Les paysans vivent ici, sans mentir, plus commodément qu'une infinité de gentilhommes en France. Quand je dis paysans, je me

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