MONSIEUR
Monsicur le premier eschevin nous a faict part d'une lettre que Monsieur de Laborde luy a escript, par laquelle il luy mande que vous avés baillé requeste au nom du sindiq en la Cour des monnoyes, dont il nous a envoyé la minutte, ensemble de l’arrest quy a esté prononcé, portant que le sindiq fera apparoir de sa quallité et raportera deliberation du corps de viile, portant necessitte qu’il y a d'ouvrir le contoir et faire travailler la monoye, comme aussy de dresser ung proces verbal des desordres quy sont arrivés en ceste ville, du despuy le chaumage de Ja monoye, sattisfaisant a quoy, nous vous envoyons le proces verbal, l’acte de prestation de serment du sindiq..... C'est tout ce quy se présente a vos escripre sur nos affaires, a quoy nous adjousterons une nouvelle digne de curiosité et d’estre couchée daus la gazette, quy est que Mr. Isaq Dulong, sieur d’Arse, bearnoiïis, entreprant de rendre la rivière du Gabe navigable, quy seroit ung grand bien pour ce paï et le Béar, quy auroient tous deux par ceste invantion le commerce par la voye de la rivière.
Il a faict construire deux bapteaux du port d'environ seize thonneaux, chacun proche d’un bourg dans le Bearn appellé de St Pée, six lieues au dessus de Pau et distant de ceste ville de vingt-deux lieues, duquel lieu il a faict naviger lesdits bapteaux jusques dans ceste ville, ce que nous avons regardé aveq grand estonnement, aussy bien que la ville de Pau et tous les endroictz ou lesdits bapteaux ont passé comme une chose qu’on n’avoit jamois veu et quoy surpassoit la creance. (Comme nous nous craignons que vous verrés d’autres choses a Paris quy nous estonneront.davantage, Dieu nous en préserve par sa sainte grace et a vous particulièrement de mauvais rencontre, ce sont les souhaïits de vos.......….
Pour Mr de La Vie, conseiller du roy en ses Conseils et son advocat general au parlement de Bourdeaux.— Du 6e janvier 1640.
21 avril 1649.
Arrêt du Conseil d Etat dn roi prescrivant les mesures nécessaires pour faciliter la navigation sur le Gave de Pau et sur le Neez, et défendant à toutes sortes de personnes d'empêcher le sieur Isaac du Loin d'Arce où ces commis de transporter toutes sortes de marchandises et denréees, qu'ils feront descendre des provinces de Pigarre et Béarn par la dite rivière, à peine de 3,000 livres d'amende. (Archives des Basses-Pyrénées, C. 1339, pièce de 4 feuillets, in-folio, parchemin.)
EXTRAIT DES REGISTRES DU CONSEIL D'ETAT.— SUR CE QUI A ÉTÉ REPRÉSENTÉ au roy. en son Conseil, par Isaac du Loin, sieur d’Arce, qu'en exécution des lettres patentes de Sa Majesté, duement veriffées, tant au parlement que Chambre des Comptes de Navarre, le 18 septembre 1648, par lesquelles Sa Majesté auroit accordé à perpetuité au dit de Loin et a ses hoirs et