MONSEIGNEUR
Je suis nls d'un gentilhomme, qui a dépensé trois cens mille écus pour grossir les eaux des deux gaves béarnais ; ila eu le bonheur de réussir dans cet ouv rage, en faisant entrer quantité de ruisseaux dans ces deux rivières ; le courant de l'Adour en à été tellement renforcé que, grossissant la barre de Bayonne, un vaisseau de cinquante canons y peut entrer avec plus de facilité, que ne faisait auparavant une frégate de dix. Ce fut en vertu de ce grand et heureux travail, que le roi, pour récompenser mon père, lui ac corda, comme aussi à ses descendants à perpétuité, certains droits et protits, le tout montant à la valeur de trois mille livres par an, ce qui se vérifie par le commencement d’un arrêt donné au conseil d'état, le neuvième jour de janvier 1658, signé Bossuet, et collationné, ete. La seconde utilité que le roi et la provine e retirent des travaux de mon père, consiste en la descente des mâts et des vergues des Pyrénées, que nul autre que lui n'aurait jamais entrepris, et qui aurait infuilliblement échoué, si par ses soins et par des sommes immenses, il n'eût doublement grossi les eaux du gave d'Oloron
30 décembre 1648,
Gratification de 20 livres, données par le corps de ville de Bayonne à des mariniers, pour avoir conduit, des Pyrénées 4 Bayonne, trois bâteaux appartenant à ML d'Arce. (Archives communales de Bayonne, CC. 421, n°129. Dulaurens, /aventaire sommaire des archives de la ville de Bayonne, tome 1.)
A nos vigneurs les eschevins, jurats et Conseil de la ville de Bayonne.
Su; , aumblement les sieurs Pivolet et autres, bapteliers, disant qu'ilz ont conduit trois bapteaux en ceste ville, despuis les mons Pirences, apartenant a M' Darce, avec despans, de quy la riviere a esté rendue navigable, ee quy doit aporter de grandz biens à la ville de Bayonne et causer ung negoce interisable, à quoy nous [avons] apor té nos soings et aporterons d'icy en avant. Ce considéré, il vous plaize, a limitation des autres villes, de leur donner une estrene telle qu'il plairra a vos liberalités, Et pricront Dieu pour vos prosperités ct de vostre ville; et ferés bien. Aïnsi signé: Pivolet et Duval.
Est acordé aux supliants, pour gratifications, la somme de vingt livres, quy leur seront payées par M de Larroy, tresorier de la ville, en verteut des presans, sans qu'il soit besoing d'autre mandement, et en seront deschargés, prenant aquiet au dos et le raportant a la redition de vos comptes. Faict à Bayone, en Conseil, le 30 decembre 1648. Aïnsi signé : de Lalande, clereq assesseur.
(Signé :) DE Mono, greflier.
Nous soubs signés, Jean et aultre Jean Pivolet, pere et fis, marchans et conducteurs en les ribieres de Garone et Salat et a presant en la ribiere du gabe de Pau, fesant la conduicte
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troues (sic) bateaux, confesons avoyer ressu des meins du sieur de Laroy, tresaurier de la presante anné, la somme de vinget libres ordonnés, en l'aultre part eschriptes.—Fect a Bayonne ce trantiesme desambre 1648.—Sur quoy nous somines signés,
Signe :) J. Pivorer ; J, Pivorer.
6 janvier 1649,
Lettre adressée par le corps de ville de Bayonne & M de lu Vie, arocat genéral an parlement de Bordeaux, (Archives cornmunales de Bayonne, BB. 68, f' 8")