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et usent leurs forces dans des luttes intérieures, sourdes, mais incessantes. La France et l'Angleterre, qui viennent de faire un premier et glorieux essai de leur suprématie, n'ont pas rompu leur alliance ; le ministère libéral de la Grande-Bretagne a survécu à tous les obstacles et puise une nouvelle force dans la levée de l'embargo ; la monarchie de Louis-Philippe s'est consolidée : où sont les compétiteurs qu'elle craignait il y a un an ? La république ? vaincue dans les journées de juin. Le carlisme ? Demandez à la frégate qui porte vers les côtes de Naples la mère du prétendant. Le bonapartisme? La Providence a appelé à elle celui qui en était ici-bas l'unique représentant. La même année a vu mourir l'émeute, tomber toutes les chances de guerre civile et de guerre étrangère. De quelque côté que nous portions les regards, les chances nous sont favorables. La situation de la Belgique et des deux grands peuples qui la protègent s'est améliorée ; et vous choisissez cette époque pour vous désespérer, pour nous prédire de nouveaux sacrifices. J'ai toujours pensé que le temps était pour nous ; et notre cause a tout à gagner aux ajournements.
En résumé, messieurs, j'applaudis à la prolongation du status quo aux conditions qu'on nous fait ; je souhaite, pour ma part, que ce status quo s'éternise. S'il doit cesser, ce ne peut être que pour faire place à un état définitif qui, de notre consentement, complète l'exécution du traité du 15 novembre : jusque-là, nous maintiendrons le status quo par notre tout-puissant veto. (Mouvement général d'assentiment.)
CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS