‹ Le barreau moderne français et étrangerChapitre 20 sur 75 · LA CONSTITUTION DE · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION DE

Après avoir organisé les différentes parties du service public selon les règles posées par la déclaration

des droits, la tâche de l'assemblée était loin d'être

terminée ; il lui restait à donner à la constitution sa

*0» LK BARBEAD MODKHNE.

l'orme définitive, il lui restait surtout à déterminer la force qui serait réservée au pouvoir exécutif. Plusieurs décrets organiques s'étaient forraellement expliques sur ce point, d'autres laissaient à dire. Enregistrer les uns et compléter les autres, telle (jtait l'œuvre difficile confiée au comité qui fut établi au mois de septembre 1790. C'est à cette ceuvre de revision que s'attendaient les partis, et c'est là qu'allait éclater un violent choc d'opinions; c'est là aussi que Mirabeau se préparait à opérer un revirement dans les idées de l'assemblée et à consolider la royauté. 11 avait compté sur l'influence de Lafayette pour entrer au comité de revision ; mais il en avait été écarté à son vif désappointement. A la séance du 8 août 1791, Thouret vint exposer la marche que le comité avait suivie dans ses travaux, et résuma le plan de la constitution tel qu'il ressortait de l'ensemble des décrets rendus et du complément qui leur avait été donné. On doit cette justice au comité de revision qu'il resta ferme dans ses vues et dans sa volonté au milieu de l'effroyable lutte dont les premières propositions furent le signal dans la chambre. Thouret et les juristes qui l'entouraient étaient sans illusion sur la durée de l'œuvre qu'ils se sentaient impuissants à terminer selon les conceptions premières de l'assemblée, auxquelles ils avaient la conviction d'être restés fidèles. Ils n'en soutinrent pas moins jusqu'au

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