THOURET AU TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE
royauté le point fixe du système dont toutes les autres pièces devaient être sans cesse en mouvement, et ils ■s'étaient mis à agencer cette monarchie constitutionnelle qui résumait en définitive les vœux du pays. Thouret fut l'un des plus ardents apôtres de cette forme de gouvernement au sein du comité, et il la défendit avec talent et résolution à la tribune. Lors- <iu'il marchait déjà vers l'échafaud, il se tourna vers d'Éprémesnil, qui se trouvait à côté de lui dans la charrette : « Nous allons, lui dit-il, laisser un grave problème à résoudre. — Quel problème ? — Savoir à qui, de vous ou de moi, s'adresseront les huées de la populace. — A l'un et à l'autre », reprit d'Éprémesnil avec insouciance. — Le mot était juste; en eux, ce sont en effet les partisans de la monarchie, bien qu'ils le fussent à des degrés très divers, que le comité de salut public avait entendu frapper.
Quant à cette phalange de juristes à laquelle appartenait Thouret et dont il fut la plus éminente personnification, il serait difficile de contester l'influence qu'elle exerça sur les travaux de l'assemblée constituante. Il y eut de plus fougueux et de plus brillants orateurs peut-être ; mais quand il fallut descendre des hauteurs et ramener les séduisantes conceptions de la philosophie politique du temps à la formule pratique des lois, quand il s'agit d'envisager froidement la société dans ses réalités, dans ses passions et ses défail-
S,a LE BABHEAU MC^DERNE.
lâoces» de poser ipacir k fanaille, da'propriété^ la ju&iicQ^.des J^ases i&mies et durables, geuls ou à peu pi^è^ jseak leB juristes &e .charjgèreni de meUre les dae^f» à leur platée. .Mirabeau luâ-jaoéiaie se rtrouYH «ou^^iUdéiCOBcerté ^mi pr<ése(Qoe de oes bommes f ute rien ne troublait >daQS les discussieufi; ga idve ^ pénétrftDte parole ne fut plus acceptée «ans réserve, etBaraaye l>ut dire uo. Jour en eKcitant le «ourire àe l'asseiEnblée: ^ Heureusement il nous a aguerris contre les prestiges de fiOHiéloqueace ; plusieurs fais nous me^à^ ^eu rrôOGasion de cbercheor la raison et le bien parmi les traits élégants doikt il avait lecubdli ^es opinions* /» L'assemblée constituante ''le ut beaucoup d'orateurs de premier mouvement, mais l'expérienoe consoaaamée des juristes convenait. surtout à :s«es travaux. Les;j':U— ristes se sigioalèrent, en outne, pa<r un profond s^ïtiment du droit dans mn acception la plus large ; ils jBle^èFont parfois «ainsi la législation à ces Siublimes ligiioas d'où telle c£)aiQdQ[)a^ à l'ancienae société -et à larBOUv^llB.zÂiissi est41 toujoui!s profitable demmuer latoaadre de cesrhDmmesqm mârdbèrentsi vailiko;!^ ïmÉt ¥ev& les institutions libérales. Si leur «œuivd'e Atteûd aacone sa consécration dernièiie^ elle s'impose auK BBUMelles ^générâIions tuvec l'immense ^autorité i^'^We a jpuisiée dtans les 2>£iinc^p^4e 1^78S|, i^ui'en ^ent la sour^ féci&ndB.Tlïouret^a longteis^sété^aftl>Ué dans sa ville j^^tale.: le ba^onze rofâciel a itoujours