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: du Le clergé avoue tout haut et tout bas que nos nble hommes publics ont généralement plus besoin d’entout : ‘ couragements que de reproches !
4 1 y: Seulement, il y a des choses, Messieurs, que tout dr | le monde connaît, qui sont irréalisables souvent,
mais qu’il est pourtant très-bon de se répéter fré-
da quemment, afin de s’en servir chaque fois que 7 7 | sonne l'heure opportune. (Applaud. prolongés.) int- | Voici l’une de ces choses très-simples qu’il faut ne ples | jamais oublier, nous Canadiens catholiques : ver- Notre gouvernement provincial, sans doute, est tho- è un mécanisme d’engrenage nécessairement en consa et | » tact par quelque rouage avec le rerlement fédéral ; it le | mais cet humble mécanisme. il a une indépendance: que : encore passablé. Avec de l’entente et de l'union, nous ous | pouvons le faire fonctionner à peu près à notre omM- guise : Eh bien ! respectons loyalement tous les droits arait de nos concitoyens d’origine étrangère, mais faisons pos- | toujours fonctionner notre gouvernement provincial aussi catholiquement, du moins, que les traités dedia 1763 nous le permettent. (Appl. prol.) laise Voilà quelle doit être la plus chère devise de tout ergé homme d’Etat canadien catholique, et cette devise, léli- » s'il ne peut pas toujours la faire flotter au vent dans con les plis de son drapeau, pour ne pas provoquer ailleurs d’injustes représailles, il. doit néaumoins la La né porter gravée dans le meilleur repli de son cœur !
s ou | Maigré la tendance malheureuse de notre système ‘parlementaire, naturellement enclin àdiviser l Eglise
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et l'Etat, que tous Les partis soient jaloux de profes-
ser les principes du St. Siége en fait de politique et de gouvernement! (App.) Qu'il y aît à la fois parmi nous, unité générale d’aspirations vers la gloire et le
bonheur et de la Patrie, et de l'Eglise! (App) Nous
disons, et nos compatriotes anglais ne peuvent pas nous en faire un reproche, nous disons ceci : au prix de notre sang, s’il le faut, gardons notre antonomie provinciale ! Aux jours de l'épreuve, en 1760, la Providence nous a laissé au moins ce coin de l’ Amérique, le
Bas-Canada : restons y «chez nous,» conservons ce
patrimoine sacré avec toute l’éuergie de notre patriotisme. (App. prol. Notre code de lois, au témoignage même de Rome, est engore l’un des codes les plus imprégnés de l'esprit catholique : gardons-le, et pas d'union législative ! (Appl.) D'avance, honte à celui d’entre nous qui serait traître sur un pareil terrain :
il compromettrait notre avenir, et nous livrerait au mépris de ceux-là même qui bénéficieraient de la trahison ! Dans cette Amérique du Nord, qui devrait nous appartenir toute entière à tant de titres, par le sang de nos missionnaires, par le sang de nos soldats, par droit de découverte et de colonisation première, gardons au moins pour nous le Bas-Canada ! (App.) Restons-y maîtres, afin d’y conserver deux trésors qui sont solidaires l’un de l'autre: notre belle langue française, et trésor encore plus riche, la religion de Champlain, de Jacques-Cartier, de Laval, la religion de Pie IX et de Léon XIII! (App. proi.}i Pour cela, messieurs, il est souverainement
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important que nos hommes d’Etat,que tous nos concitoyens même, aient une connaissance plus ou moins claire de ces principes éternels sur lesquels Dieu veut que repose la société civile. (App.) Il faut que nos homuies d'Etat connaissent quelles sont ces grandes bases taillées par Dieu sous le pied des nations. (Applaudissements). Il faut qu’ils sachent, théoriquement, du moins, démêler ces bases solides de ces échafaudages fragiles sous lesquels on tente aujourd’hui presque partout d’abriter les sociétés. Il faut que nos hommes d’ Etat, le flambeau de Rome à la main, étudient autre chose encore que les diffé
rents modes de tarif, les différents systèmes d’éco-
nomie politique : il faut qu’ils étudient aussi le type d’un gouvernement civil qui serait ce qu’il doit être d’après la doctrine romaine. (App. prol.)
Or, ce type modèle de gouvernemnt, ilest dans l’immortel Syllabus de Pie IX. Les catholiques appelés à prendre part au gouvernement de la nation, ne peuvent donc pas ignorer ce document qui est essentiellement politique et social. Ils trou veront là un type sur lequel il leur sera impossible pour le moment, du moins, de modeler exactement l'administration de leur pays. Mais avec ce modèle sous les yeux, ils pourront toucher du doigt plus facilement les défectuosités de nos sociétés modernes. Ils tolèreront sans doute. ce qu’ils ne pourront corriger ; ils feront avec résignacion et conscience la part des circonstances, mais ils se tiendront à l'affût de toutes les occasions que l’avenir et la Providence
pourraient tôt ou tard leur offrir, de calquer, petit à petit, autant que possible, l’administration du pays sur le modèle donné par Rome, (App. prol.) Ils s3 garderont de toucher à l’Arche Sainte de l’Enseignement : sur ce terrain délicat surtout de l’éducation, ils accueilleront avec le respect de catholiques filialement dévoués les conseils de l’Episcopat, ‘App. prol.) dans la mesure de leurs forces, ils feront circuler dans toutes les veines du gouvernement la Religion, et par elle, la paix, l’union, la force, la prospérité, l’honnèteté, et l'honneur ! (App)
Il nous reste à vous remerci:r, Messieurs, de l’in-
dulgente sympathie avec laquelle vous nous avez accueilli. Pour parole d'adieu, laissez-nous vous dire, avec l'émotion que nous inspire l'amour du pays et de la religion : compatriotes d'influence, ayez toujours à cœur de respecter profondément, dans le gouvernement de votre pays, les conseils de votre très-sympathique clergé, représenté en premier chef par votre Episcopat distingué. (App. prol.) «Quand vous voyez tout ce qui se remue de sombre au cœur es classes populaires, dans les vieux pays, et que vous jetez sur l’avenir un regard troublé, n'oubliez jamais qu’il y a dans la société, au milieu de vous, un corps d'hommes qui depuis dix-huit siècles n’a jamais trahi l’ordre social» ce corps d'hommes c’est l’Episcopat catholique! (Applaudis- «sements.) |
« L'Eglise, à dit prophétiquement Mgr Dupanioup,
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preprol.) mbre pays, ublé, ailieu -huit Corps udis-
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—n'est pas une chose mobile comme les passions bumaines: les orages peuvent gronder autour d'elle, mais l’arbre éternel demeure, et les gouver— nements, comme les peuples, s’estiment heureux, tôt
ou tard, de retrouver son abri.» (Applaudissements prolongés.)
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