‹ Le Bas-Poitou en 1788; mémoires addressés à la Commission intermédiaire de l'Assemblée d'élection de Fontenay par les municipalités de Maillezais et de Chaillé-les-MaraisChapitre 16 sur 23 · Petosse · texte numérisé non relu

Petosse

A RTICLE PREMIER.

Impositions — Principale taille de l'année 1787, dixneuf cents livres, ci l,900l » m

Pour les six deniers pour livre, quarantesept livres, ci 47l » »

Droit de quittance, deux livres, ci. . . 2l » » Impositions militaires, neuf cent dixhuit livres , ci 9181 » »

Capitation et quatre sols pour livre, onze cent cinquante-huit livres, ci 4 , 1581 » »

Pour la moitié du vingtième de Tannée 1788, il y a six cent soixante-dix livres dix sols cinq deniers, ci 6701 10s 5d

Rejet du syndic actuel 4361 » »

ARTICLE II

Rôles. — La façon des rôles depuis dix ans est de cent

vingt-six livres, ci 1261 » »

sans y comprendre la dépense que font chaque année les collecteurs pour les contraintes ; depuis dix ans , il y a deux cent quarante livres, ci 240 » »

Nous laissons à la prudence du Bureau intermédiaire de P Assemblée d'Élection de choisir les moyens de diminuer les frais.

ARTICLE III

Vices dans la répartition des impôts. — Nous ne connaissons aucun vice qui se soit glissé dans la répartition des impôts, si ce n'est que le fermier de Petosse, en mil sept cent soixante, fit rapporter à PHermenault la taille qu'il payait dans notre paroisse sans avoir aucune diminution dans la nôtre.

ARTICLE IV

Établissements de charité. — Il n'y a point d'établissement de charité dans notre paroisse. Les pauvres n'ont pour secours que la charité des habitants qui sont en état de le faire .

Ouvrages publics.— Nous ne connaissons point d'ouvrage public à entreprendre que de raccommoder les chemins dans notre bourg ; ils sont impraticables, l'eau y croupit une partie de l'année, et cela empêche même Monsieur le Curé d'administrer les sacrements , pour n'avoir pas la facilité de passer.

Chemins publics. — Il y a environ douze cents toises de chemin de Roi, de Fontenay aux Sables, passant sur la longueur de la paroisse , plus la route de Fontenay à Nantes, qui passe également sur notre paroisse de la longueur d'environ huit cents toises ; ces routes sont en bon état, mais elles ont causé beaucoup de pertes.

Objets de récolte. — Il ne se recueille dans notre paroisse que du blé en fort petite quantité, par la médiocrité des terres qui sont divisées en quatre parties : il y a un quart

des dites terres en froment, un quart en orge, un quart en baillarge et l'autre quart en guérets.

Il n'y a ni pré, ni pacage, ni bois, ni vigne, ni marais mouillé, ni lande, ni rivière, ni ruisseau. Nous sommes obligés de puiser l'eau à vingt brasses de profondeur.

Il n'y a pas de prairies artificielles ; on est obligé d'acheter du foin à une lieue et demie et même deux lieues.

Bestiaux, — Il ne s'élève pas de bétail du tout dans notre paroisse ; il n'y a que des mulets, de vieux chevaux et des juments pour le labour des terres.

Il n'y a aucun commerce, faute de pacage et de fourrages.

Moutons. — Il y a très-peu de troupeaux de moutons ; le peu de laine qu'ils fournissent ne sert que pour l'usage des habitants.

Manufactures. — Il n'y a point de manufactures, et on ne pourrait en établir.

Procès. — Il n'y a point de procès de commencé pour le nom de la communauté.

Naissances depuis dix ans :

En 1778, il est né 19 enfants.

En 1781, — 6 —

En 1782, — 19 —

En 1783, — 9 —

En 1784, — 16

En 1785, — 17

En 1786, — 8

En 1787, — Il

L'Assemblée municipale croit qu'il ne serait pas trop d'accorder deux cent cinquante livres pour les frais, peines et démarches et retardement.

Jean Bardet, syndic; P. Charon ; F. Girard ; Hillaire Charon ; L. Gauvin, greffier.

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