III. — CANTON DE MAILLEZAIS
Impositions. — Taille principale de l'année 1788 4,000i v »
Impositions accessoires 2,431* » »
Gapitation roturière l,929l » »
Six deniers pour livre et droits de
quittance 1021 » »
A Fégard des vingtièmes et sols pour livre, le rôle créé à ce sujet annonce que pour la moitié qui échoira à la fin d'avril prochain, laquelle moitié se monte à la
somme de 967116s ld
et, selon toute apparence, il y aura un autre rôle après pour compléter le total de pareille somme de 967116s ld
Le tout, sans y comprendre les vingtièmes de notre Société, qui comprend les dessèchements de ce lieu de Vix et Maillezais et toutes les paroisses qui s'y trouvent, pour laquelle Société il y a une somme de 5,368l » »
Il se trouve, dans l'année présente, un rejet créé au sujet d'une instance formée par notre communauté contre la damoiselle Brumaud, épouse du sieur Ghiron, au sujet d'une taxe pour la tenue de la terre de Montnommé, dont elle était fermière, que notre communauté a soutenue et succombé, ce qui fait que le dit rejet se monte à la somme de 4741 18s lld
Frais de confection des rôles de contrainte depuis dix ans. Il en coûte, par année, pour la confection du rôle de la taille, la somme de trente livres , sans y comprendre autres déboursés pour dépenses que les collecteurs font à Fontenay pour être présents à la taxe de chaque darticulier, ce qui produit une somme de. 3001 » »
Et, depuis, y compris 1781, il a fallu faire faire un rôle de répartition année par année, au sujet de la corvée dont mention est ci-dessus faite, et il en coûte, pour la confection du rôle, une somme de dix-huit livres , ce qui produit, pour les sept années, une somme de 1261 » »
Lesquelles sommes notre communauté trouve trèsfortes, et , pour les modérer, nous ne trouvons point d'autre moyen qu'en nous adressant à Messieurs les lieutenants, conseillers et élus de notre Élection.
Quant aux vices qui peuvent s'être glissés dans la répartition de l'impôt , notre communauté n'a aucune plainte à faire, et réellement les impôts sont divisés à proportion de la fortune de chacun.
Il n'y a aucun établissement de charité , et aucun revenu h cet égard , si ce n'est un effet de Madame l'Abbesse de Saintes, qui aide à soulager les pauvres , ainsi que quelques autres de nos citoyens qui se sont prêtés à leur soulagement, surtout en 1785, dont la misère a été, jusqu'à présent, la plus forte de nos jours, et, sans leur secours, les pauvres, au nombre des trois quarts de la communauté, étaient à mendier leur pain, ce qui fait que les gens peu fortunés ont été épuisés ; nous ne trouvons point de moyen à y remédier.
La communauté de Vix ne connaît aucun ouvrage public et intéressant à entreprendre, si ce n'est qu'il se trouve, après réflexion faite, que la paroisse de Vix n'a pour toute sortie et entrée que deux chemins nommés le Bot-de-Vix et la Chaussée-du-Pont-de-Vix , qui sont impraticables presque en tout temps, notamment la chaussée. Il serait à propos d'y former un atelier, ce qui empêcherait les misérables d'aller mendier leur pain. Nos rues sont aussi détestables; on n'y peut passer, ce qui empêche souvent nos Messieurs prêtres d'aller administrer les sacrements. Pour ce faire le total , il faudrait faire un devis estimatif à combien coûteraient les entreprises.
Fait et arrêté par nous , les jours et an que dessus, 3 février 1788.
Mareschaud, greffier; A. Simonneau, stjndic.