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6 PI. XVI II et LI: XX et XL.
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réduits à la dernière extréuùté, mais résolus à ne laisser entre les mains dos vain({neurs ([ue des cadavres, se réunissent autour d'un cliaudron remi)li de poison et boivent dans des coupes le breuvage libérateur'. C'est la guerre dans toute sa. réalité tragique et toute son horreur sanglante : l'artiste n'a pas cru devoir rien taire ni même rien atténuer.
Avec toutes ses qualités, la colonne Trajane a deux graves défauts, dont le premier au moins est sans justification possible : les proportions entre les objets et les personnages sont mal observées, et la perspective n'est pas juste. On n'a qu'à regarder , les planches par lesquelles s'ouvre le volume de M. Cichorius : on sera surpris aussitôt de la disproportion choquante que je signale: des figures gigantesques pour des édifices ridiculement petits, des soldats plus hauts que les tours dont ils ont la garde-, des endiarcations où l'on se demande comment des passagers prendront place '^ des prisonniers enfermés dans un retranchement qu'ils dépassent de tout le haut du corps '*, et mille autres invraisemblances. Allèguera-t-on comme excuse le défaut de place, la nécessité oii l'on était, devant une telle accumulation de détails pittoresques, de restreindre les dimensions de chacun d'eux? Nous répondrons qu'il fallait alors réduire la représentation tout entière et non quelques parties seulement ; on aurait ainsi conservé les proportions relatives de l'ensemble. — Quant à la perspective, on peut dire qu'elle n'existe pas. Au lieu d'être placés les uns derrière les autres comme il convenait, les objets et les personnages sont placés ou les uns à côté des autres, ou les uns au-dessus des autres. Pour figurer deux villes inégalement éloignées, l'artiste se borne à représenter l'une d'elles plus petite ^""i c'est un exemple du procédé de juxtaposition. Quand rempercur harangue ses troupes assemblées, cinq ou six rangs de soldats, dont chacun dépasse le précédent de la tête, doivent donner l'idée de la profondeur de la foule •• : c'est le second procédé de superposition. Celui-ci est de beaucoup le plus fréquent ; ou le trouve même dans presque tous les reliefs.
' PI. 15(). 157 (le Frœhuer.
' PI. V de Guhorius.