PRÉFACE XIII
les périodes successives de l'art hellénique bien autrement séduisant à coup sûr, ont presque laissé de côté les questions relatives à Tart romain. Le sujet méritait cependant d'attirer notre attention; il est toujours intéressant, quand deux grandes civilisations sont en contact, comme la romaine et la grecque, de voir ce qui en résulte dans les différents ordres de l'activité humaine; on touche ainsi à un grand problème historique, la prise de possession de Rome par les arts de la Grèce.
J'ai donc cru qu'il y avait encore, principalement au point de vue français, quelque chose à faire. On pouvait grouper les résultats acquis, rassembler ce qui était épars dans vingt ouvrages presque tous allemands ; on pouvait aussi juger, en les présentant, les opinions émises, choisir les bonnes, corriger les autres, car toutes n'étaient pas exactes ; on pouvait enfin serrer les choses de plus près, apporter à l'exposition des faits et des idées une précision plus grande, un enchaînement plus rigoureux, marchant pas à pas pour assurer le terrain sous ses pieds. C'est cette étude d'ensemble, précise et méthodique, que j'ai tentée de mon mieux.
Il va de soi que ce travail sur le ba^-relief historique romain est surtout un travail archéologique. Il ne l'est pas exclusivement : d'abord, parce que les monuments dont il est parlé amènent tout naturellement à pénétrer sur le terrain des faits historiques; puis, parce que l'histoire générale ne se sépare plus maintenant de l'histoire