XII PRÉFACE
avouerai-je que j'ai eu la pensée de combler un peu cette lacune ?
Ce n'est pas à dire qu'il n'existât bien des travaux déjà sur la question. Outre les deux écrivains que j'ai mentionnés plus haut, MM. Philippi, Helbig, Paul Graef, Petersen, Salomon Reinach, — combien d'autres encore, — soit directement, soit en passant et à propos d'études voisines, ont abordé les différents sujets que je traite après eux. J'ai profité naturellement de leurs écrits, si nombreux que je ne saurais les énumérer tous ici : on trouvera au cours de cette étude, signalés avec toute la conscience possible, les noms des auteurs et les titres des ouvrages, à mesure que se présentait pour moi l'occasion de me servir de chacun d'eux. Mais, quel que soit le nombre de ces travaux, presque aucun ne répondait, il me semble, à l'objet que je me suis proposé. Les uns sont des articles de revues, des dissertations, des mémoires, détaillés sans doute, mais ne portant que sur des points spéciaux. Les autres, traitant la question générale, sont trop brefs parce qu'ils ne la traitent pas à part, mais comme un simple chapitre d'un ouvrage plus étendu ; ils n'ont pu en conséquence, par le plan même qu'ils s'étaient tracé, lui donner les mêmes développements qu'il m'était permis de lui consacrer dans un travail dont elle forme le centre. Enfin la plupart de ces livres ou dissertations ont été publiés à l'étranger, notamment en Allemagne. En France nos savants, appliqués surtout à faire connaître