Redard. Atlas de radiographie
—— tale et se rendre compte si la réduction sous plâtre est réelle, la radiographie rend les plus grands services.
Nous n'avons pas été peu surpris de nous voir attribuer parle D'° Henri Judet (1), ancien interne des hôpitaux, une prétendue méthode employée par nous pour la radiographie de la hanche sous plâtre.
Nous nous serions servi, d'après Judét, « de tubes de Chabaud assez durs, ayant une étincelle équivalente de 15 à 18 centimètres. Le temps de pose a varié de six à sept minutes ».
Nous ne savons où M. Judet a trouvé urie technique semblable et pourquoi il nous l’a attribuée. Il est impossible de soumettre un tube Chabaud au régime de 15 à 18 centimètres d’étincelle pendant six à sept minutes, le
tube n’y résisterait pas.
$ 2. — Pubis et symphyse pubienne
La radiographie de la partie antérieure de la ceinture pubienne peut être exécutée, le patient étant dans le décubitus dorsal ou dans le décubitus abdominal. |
En obstétrique, soit après la symphyséotomie, soit après l'opération de Gigli, il est nécessaire de savoir quel écart subsiste entre les surfaces sectionnées. Il est préférable
d'exécuter la radiographie dans le decubitus dorsal, car
1. Judet. Archives d'Electricité médicale du 25 mars 1905. « De la radiographie dans le diagnostic, le pronostie et le traitement de la luxation congénitale de la hanche. »
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dans le décubitus abdominal, le pubis reposant sur un plan résistant il peut arriver que par suite du poids du corps les surfaces sectionnées se réunissent et on peut les croire soudées, tandis qu'elles ne le sont pas.
Dans le decubitus dorsal, au contraire, l’écart entre les surface sectionnées se trouve augmenté, mais la correction est facile à effectuer et les renseignements fournis par la radiographie sont ainsi des plus précis.
Le decubitus abdominal est surtout utile quand il est nécessaire de rechercher la formation d'un cal, par exemple. Nous avons pu ainsi obtenir par une radiographie le cal d’une fracture récente du pubis, tandis que la radiographie dans le decubitus dorsal ne nous renseignait nulle-
ment.
$ 3. — Sacrum
La radiographie du sacrum doit s’exécuter dans le décubitus abdominal et dans le décubitus dorsal. È
Dans le décubitus abdominal nous obtiendrons nettement tous les détails de la face antérieure du sacrum, tandis que dans le décubitus dorsal nous obtiendrons ceux de la face postérieure. Cette dernière orientation est de beaucoup préférable à la précédente.
Le patient doit être couché de telle sorte que le sacrum adhère entièrement à la plaque, la chose est possible si on a soin de maintenir les cuisses légèrement fléchies.
L'exécution de la radiographie du sacrum est assez diffi-
cile à obtenir, mais elle est importante dans les cas de
sacro-coxalgie par exemple, et tous les détails anatomiques
doivent être visibles, car surtout au début les lésions sont
difficiles à voir.
S 4. — De la radiostéréoscopie
Les applications de la stéréoscopie sont des plus intéressantes. Le stéréoscope de Cazes permet l'examen de clichés assez grands pour que l’on puisse appliquer ce DEA à la lecture de certaines radiographies.
La lecture des épreuves stéréoscopiques nécessite beaucoup d'attention ; l'orientation anatomique du sujet est importante à connaître. La perception du relief est très nette pour qui a l'habitude du stéréoscope de Cazes.
Nous profitons de ces quelques observations sur la stéréoscopie pour signaler une erreur excusable quand il s’agit de la superposition de deux os. Quand on regarde la radiographie de deux os superposés, il est quelquefois difficile de dire lequel est le plus près de l’œil de l'observateur. En effet, à cause de la transparence des os en radiographie, celui qui est réellement le plus près de l'œil, permet néanmoins de voir dans toute sa longueur celui qui se trouve en avant, à tel point qu'il est difficile de dire quel est celui des deux os qui se trouve le plus éloigné de l'œil de l'observateur. Toutefois, pour bien repérer le sens de l’image, il faut savoir si la radiographie a été faite dans le sens antérieur ou dans le sens postérieur.
Mais, si une telle illusion d'optique est excusable un
instant quand il s’agit du croisement de deux os, il est peut-
être exagéré, comme nous l’avons entendu dire pour le bassin par exemple, de dire qu’il suffit de retourner le cliché pour le voir soit de face, soit de dos. L'examen de la radiographie plane, suffit à démontrer l'erreur d'une telle affirmation. La différence d'aspect de la projection du bas- sin en radiographie, face antérieure ou face postérieure, est trop évidente pour mériter la moindre explication. En regardant la stéréoscopie d’un sujet photographié de face, nous pouvons retourner le cliché et nous ne le verrons pas
pour cela de dos!