‹ Le Bassin Normal En RadiographieChapitre 5 sur 17 · MOQUE · texte numérisé non relu

MOQUE

facilement appréciable des deux trochanters, son point de eroisement avec le sillon interfessier, sera le point de repère par lequel nous ferons passer le rayon normal à

la plaque.

$ 3. — Décubitus latéral

Nous avons essayé, depuis quelque temps, d'obtenir la radiographie du bassin de profil, le sujet étant placé dans le decubitus latéral. Parvenu à exécuter une telle radiographie sur le bassin frais, nous avons essayé sur le vivant, une fillette de treize ans, mais sans résultat bien concluant. Toutefois, la facilité avec laquelle nous y sommes parvenu sur le bassin débarrassé de ses parties molles, nous permet d'espérer un résultat positif sur le vivant, quand nous serons parvenu à rendre le sujet immobile. |

Dans cette orientation, les épines iliaques antérieures et supérieures doivent être sur un même plan, perpendicu-

laire à la plaque sensible.

$ 4. — De l'interprétation des radiographies du bassin normal

L'interprétation des radiographies, en général, est des plus délicates, elle dépend d'un certain nombre de principes qu'il faut toujours avoir présents à la mémoire.

Les renseignements fournis par le radiologue sont de la ‘plus grande importance : renseignements purement anatomiques à propos de l'orientation du sujet et du point de centrage choisi. Le radiologue doit encore dire si le côté

gélatine de la plaque était tourné vers le patient ou:au

contraire vers la table ; il est important d’être renseigné à ce sujet, cela permettant de repérer le sens de l’image. Enfin il faut se rappeler que les parties les plus rapprochées de la plaque sont celles qui ont les contours les plus accusés et celles dont les diamètres sont le moins agrandis. C’est ainsi que, pour une radiographie du bassin dans le décubitus dorsal, nous devons mentionner, sur la fiche, qui lui est adjointe, les renseignements suivants, pour faciliter l'interprétation :

Gélatine contre le patient ;

Plaque reposant sur un plan horizontal ;

Rayon normal perpendiculaire à la plaque ;

Patient dans le décubitus dorsal ;

Epines iliaques antérieures et supérieures à 15 centimètres de la plaque ;

Pubis à 10 centimètres de la plaque ;

Rayon normal passant par le point M (fig. 3).

Ces renseignements donnés, l'interprétation : devient possible et, si nous voulons l’effectuer sur: le:cliché, qui révèle des détails beaucoup plus nombreux que l'épreuve sur papier, rappelons-nous que notre patient est'€ vw de dos », le côté verre de la plaque se trouvant du côté de l’œil de l’observateur. TT

L'énumération des détails anatomiques doit être faite.

En manque-t-il ? sont-ils tous normaux ? le radiologue doit

pouvoir répondre à de telles questions.

Dans le décubitus dorsal : le sacrum apparait. nettement, son architecture est entièrement visible, les diamètres peu ou pas augmentés, suivant la partie considérée.

L’axe médian et longitudinal du sacrum se trouve coïnci-

La qu

der exactement avec celui de la symphyse pubienne. Le côté droit du bassin est identique au côté gauche ; c’est là le témoignage vrai que le bassin est régulier.

Dans le décubitus dorsal, les parties du sacrum les plus visibles sont celles de la face postérieure ; dans le décubitus abdominal, au contraire, ce sont les détails de la face antérieure. Le patient est « vu de face ».

Un point toutefois mérite d'attirer spécialement notre attention, c’est la projection radiographique de la branche supérieure, mal appelée horizontale du pubis.

M. Fabre, professeur agrégé à la Faculté de Lyon (1), met en garde contre une cause d'erreur fréquente : « Dans la position sur le dos, ce n’est pas le contour du détroit supérieur qui donne une image, mais bien la lèvre inférieure de la branche horizontale du pubis. »

Nous terminerons cet exposé rapide des principales règles nécessaires à connaitre pour l'interprétation d'une radiographie en remarquant que, en présence d’une radiographie du bassin, certaines parties présentent des détails d'architecture osseuse, tandis que d’autres, au contraire, ont juste leurs contours visibles. Cela tient notamment à ce que l'épaisseur des os n’est pas partout la même, et à ce que leur distance à la plaque est différente. Aussi parmi les parties constituantes du bassin, certaines d’entre elles auront un développement exagéré, d'autres, au contraire, un développement insuffisant. Cela revient donc à dire qu'il est indispensable d'examiner le bassin par petites régions, ce modus faciendi permettant d'éviter des erreurs

regrettables. Nous en parlerons dans un instant.

1, Bouchard. Traité de Radiologie médicale, p. 1018.

Page 1