‹ Le bâtard (volume 2)Chapitre 13 sur 14 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MAXWELL

El noire ami ïlobsil grince toujours les dents. — Je comprends un duel pour une insulte grave, Autrement, c'est pitié! — Certes, Doring est brave, Mais il a bien assez d'affaires sur les bras, Sans chercher follement de nouveaux embarras.

ROBSIL /> Léopold»

Ainsi, tu ne veux point te battre?

524 A PHOPOS DU r.ATAUD.

LLOPOI.D.

Par Saint- George!

Je suis toujours en train de me couper la gorge! — Refuser un duel ? jamais! — C'est un plaisir Qu'on a trop rarement pour ne pas le saisir! Mais expliquez-vous donc, Robsil. — Je me rappelle Assez confusément qu'on m'a cherché querelle Hier, — un partisan de la France, je croi, Et deCharle-Édouard, — je ne sais trop pourquoi Trois bouteilles devin du Cap, fort bien vidées, M'avaient terriblement enfumé les idées ! Servez donc ma mémoire, ou vous ou Maxwell : Avec qui mon affaire?

âCàiffË II. 5S5

RGBâlL,

Avec ce Tyrconnel !..

LÉOPOLD

Tyrconnelî,. — Ah! lanl mieux!.. tantmieuxcaijerabhorreî

MAXWKLL.

Ce vieux fou, dont Ja lêle a besoin d'ellébore!

526 A PROPOS DU BATART).

LÉOPOLD , avec emprcssanieEt.

Que vient-il faire ici ! — Je ne le cherchais pas ! C'est mon ombre î or dirait qu'il s'acharne à mes pas ! Depuis quinze ou vingt jours, partout, quoique je fasse. Ce misérable et moi, nous sommes face à face ! Aux théâtres, aux clubs, dans les maisons de jeu, Toujourslui! — Quand je perds, quandjeblasphémeDieu. Quand je vois tout mon or. où le râteau se plonge, A mes doigts convulsifs échapper comme un songe, Le spectre est là! — Son rire infernal et moqueur, Entre comme un serpent jusqu'au fond de mon cœur ! Cet homme, en vérité, je le connais à i>eine, Mais je le hais, cet homme, avec toute ma haine !... Il m'a fait, je vous jure, un défi hasardeux ! La terre ne veut pas nous porter tous les deuxi

— Viens. Robsil...

( Il cntrainc Rob&il vers la porte. )

« Ma verve poétique s'est arrêtée là,

madame. A-t-elle eu tort ou raison?

C'est à vous, dont le tact est si fin, le goût si pur, si délicat, c'est à vous d''en juger, madame.

« Parlez; que dois je faire? Cette

fois au moins je vous obéirai. »

Paris, ee 30 octobre 18."8.

vn dernier mot.

Mon cher lecteur , j'aurais bien voulu vous donner à la suite du Bâtard , l'histoire de l'Homme aux Joues Roses , telle que mon ami Alexandre me l'a racontée un soir : elle est vraiment dramatique ; mais le narrateur m'a fait observer en lisant mes épreuves que les personnages de cette tragédie bourgeoise , n'étaient point assez bien dépaysés, et qu'on pourrait ^es reconnaître.

Comme je ne veux pas être accusé pour la vingtième fois de personnalités, je ferai tous les changemens, toutes les coupures que mon très prudent ami jugera nécessaires , avant de publier l'histoire

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