Scène M
LÉOPOLD DORING. — MAXWELL.
LÉOPOLD
N'est-ce pas aujourd'hui le vingt-six, Maxwell?
A rnoros bu datard.
Oui, cerle î — Après demain, c'est le jour solennel Où nous célébrerons ta vingt-deuxième année.
LÉOPOLD
Ce sera, je te jure, une belle journée! Le Champagne à torrens coulera, mes amis, Et je vous tiendrai tête à tous, je l'ai promis ! Je veux enfin, buvant de toute ma puissance, Fêter royalement le jour de ma naissance ! N'importe ! il ne faut pas m'endormir en chemin ;
scfc>'E I. 295
Je dois avoir soumis la belle après demain. ' rr ' " vT Troisjours! c'est trois fois plus qu'il nefaut, Dieu me damne! Pour dompter la vertu de la chaste Suzanne! Le pari que j'ai fait n'est pas à dédaigner!... Trois mille souverains et la belle à gagner !
MAXWELL
Mais le pari, mon cher, n'est point exécutable. Hier, quand tu Tas fait chez lord Delbrige, à table, Tu dois en convenir, le vin de Portugal Avait fort embrouillé ton cerveau ! . . .
LÉOPOLD
C'est égal !
T. II. i9
294 A mOPOS DU BATARD.
Ivre ou non, Maxwell, j'ai donné ma parole. Je la tiendrai, morbleu !
Mais..«
LÉOPOLD
C'est dit !
MAXWELL
Têle folle!