SCÈNE XIII
PI\ OINE , seul.
Comment ! Martin... c’était l'àne! Y peuv’nl ben courir, si y vcul'nt ! J’irai pas m’échiner pour leur bourriquetl... Avec ça, qu’ si on 1’ rattrap’, je n’ suis plus utile dans la maison !.. J’ perds mou emploi... on m’ destitue et on m’ fiche à la porte!... faudra quitter Jacqu’line !... O Jacqu’linc ! Eli’ m’a jeté un sort, c’te femme-là ! Pour ell’ j’ mang’rais dos chardons ! O Jacqu’line ! Jacqu’line!
Air : I)e la complainte d' Infor tunio.
Je ni’ sens une toquade
Pour cett’ créatur’ là..
Ali ! Ah !
Et je tomb'rais malade
Si ça durait comm’ ça!
Ali! Ah !
Je port'rais à la ville Radis Et salsifis !
Tout me d'viendrait facile
Pourvu qu’en son logis
.1’ fass’ mon dodo... dodo... uodo... mon domicile!
2 e couplet.
J’ frais les clios’s les plus plates
Concernant mon état...
Ah ! Ah !
J’ marcherais à quatr’ pattes...
Et j’ porterais le bât...
Bah ! Bah !
Qu’on me trait’ d’imbécilo.
C’est 1’ cadet d’ mes souris...
J' n’cn s’ rai pas moins habile,
Si j’peux dans son logis
Pair’ mon dodo... dodo... dodo... mon domicile !
Faut qu’cll’ m'ait ensorcelé ! (Remontant vers le fond et regardante la cantonade.) Paraît qil’v 11’ l’Ollt pas rejoint. (Avec une émotion joyeuse.) Tiens 1 la termiér’ là-bas ! cil’ furète dertièr’ les buissons !... C’est l'àne qu’ell' cherche !... (n vient en scène.) Si j’ pouvais l’attirer par ici... (Ayant réfléchi.) Ah ! oui 1 un’ frime... j’ vas essayer! (fl entre dans l’écurie.)