Art. Bégaiement, in Dict. Jaccoud
disposants : l’hystérie, la chorée, l’épilepsie, la goutte, les scrofules, l’éclampsie, les convulsions, etc \ Les seuls renseignements qu’on puisse avoir sur les idées de ce praticien se trouvent dans le rapport fait à l’Académie de médecine par Moutard- Martin* 2. Je cite textuellement sans relever l’inexactitude de la première phrase : « Pour la première fois, nous voyons intervenir les troubles respiratoires, mais il nous paraît les avoir trop placés en seconde ligne... Le bégaiement est un état choréique intermittent des appareils qui président à la phonation articulée, l’acte respiratoire y étant compris... Chervin a pu isé dans les pratiques antérieures à la science les éléments qu’il a groupés et avec lesquels il a constitué sa méthode. »
Pauchon 3, étudiant le bégaiement, ramène les théories causales à deux : origine cérébrale, origine périphérique. Pour lui, cette affection est une chorée légère qui intéresse les lèvres, la langue, le voile du palais, la face, les muscles respiratoires. Il y a analogie avec la paralysie labio-glosso-laryngée où on trouve des lésions des nerfs grand hypoglosse, spinal et facial. Au lieu d’une paralysie, il y aurait un trouble purement fonctionnel dans le bégaiement. On peut donc le définir une ataxie labio-glossolaryngée .
En 1875, sur les réclamations de Colomhat fils qui avait vu avec amertume la sorte d’approbation retentissante donnée par l’Académie de médecine à Chervin son rival, Moutard-Martin revient sur la question4 5. On n’apprend rien de nouveau dans son rapport, si ce n’est l’opinion de Folet pour qui le bégaiement est le résultat d’un trouble nerveux central, sans lésion appréciable, portant sur le point d’origine des quatre nerfs de la phonation. Le rapporteur ajoute : « On ne traite pas les bègues, on fait leur éducation. »
A. Guillaume > reconnaît pour cause au psellisme « un défaut
x. Cité par Guillaume.