‹ Le bégaiement dans la littérature médicaleChapitre 7 sur 22 · Loo. cit · texte numérisé non relu

Loo. cit

d’association dans le jeu des muscles dont le concours est nécessaire à la prononciation, » (muscles de la respiration, de la phonation et de l’articulation). Après une étude très détaillée de ces divers phénomènes à l’état normal et chez le bègue, il ajoute : « Avoir montré que les muscles affectés de contractions désordonnées lorsqu’il s’agit pour eux de concourir à un acte phonateur fonctionnent au contraire d’une façon absolument normale quand ils ont à concourir à des actes étrangers à la parole, c’est avoir montré suffisamment que la cause du désordre vient de plus loin qu’eux. Elle réside de toute évidence dans l’appareil qui régit et coordonne leur contractilité, dans le système nerveux. Le bégaiement est donc une névrose ; ses intermittences suffiraient d’ailleurs à le prouver. »

Pour Bryan r, le bégaiement consiste habituellement dans l’essai que fait une personne pour articuler un son élémentaire alors que les organes vocaux restent en position pour l’émission du son qui a précédé dans la même syllabe. L’été améliorerait l’état de beaucoup de bègues; le bégaiement est plus intense le matin que l’après-midi. Comme causes, cet auteur cite : la coqueluche, le spasme laryngé, l’imitation, les maladies aigües graves pendant lesquelles le malade n’a pas parlé et qui laissent une grande faiblesse. L’hérédité aurait été rencontrée plusieurs fois, ainsi qu’un traumatisme éloigné ayant laissé supposer au sujet qu’il ne pouvait articuler certains sons.

A propos d’un malade, bègue, présentant des tics coordonnés delà langue et des lèvres, du tronc et du bras, Letulle1 2 dit : « Le bégaiement est un tic de la parole dont l’origine doit être cherchée dans un trouble fonctionnel des centres nerveux, comme pour tous les tics en général. » Le bègue est dans un état cérébral pathologique qui, si léger soit-il, est néanmoins indubitable.

Le bégaiement est attribué par Kussmaul 3 à ce que le courant d’air nécessaire à la parole n’a pas une force suffisante pour

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