YVONNE, THERESE, DIDIER
DIDIER, en entrant. — C'eet Napoléon qui m'a dit..
YVONNE. — Oui... Eh bien, il n« s'agit pas de Napoléon... Vous allez rentrer chez vous et vous ferez faire votre malle. Nous partons demain.
DIDIER, stupéfait. — Comment?
YVONNE. — Vous emporterez ce qu'il faut pour une huitaine de jours!...
DIDIER. — Ah çà!...
YVONNE. — Oh ! je vous en prie, ne prenez pas cet air ahuri ! Si ça ne vous va pas, n'en parlons plus, je suis encore aseez grande pour voyager toute seule ! Ah ! Thérèse, comme je n'aurai pas le temps de terminer toutes mes courses, je vais te coTifier une i>etite liste... tu voudras bien passer, pour moi, chez ces différents fournisseurs. Je vais te la donner.
DIDIER, à Thérèse. — Ah çà ' qu'est-ce qui lui prend?
THÉRÈSE. — J'étais en train de me poser la même question.
YVONNE, en revenant. — Tiens, la voici. Ça ne te dérange pas?
THÉRÈSE. — Mais non, alors, je me sauve.
YVONNE. — C'est ça.
THÉRÈSE. — Au revoir, ma chérie. (.1 rni-voic.) Tu ne m'en veux pas, au moins ?
YVONNE. — Tais-toi donc! tu m'as rendu un fier service!
THÉRÈSE, à Didier. — Au revoir.
Thérèse sort.