‹ Le BéguinChapitre 85 sur 89 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les MÊMES, MAURICE

MAURICE. — La bonne surprise! Bonjour Bellencontre ! Bonjour Longecourt.

Bonjour ma petite Andrée... On s'embrasse...

BELLENCONTRE, à ■part. — Mousquetaire!

MAURICE. — Comment?

BELLENCONTRE. — Rien, rien, embras eez.

MAURICE. — Rentrés depuis quand?

BELLENCONTRE. — D'hier soir.

MAURICE. — Et, .ce voyage?

BELLENCONTRE. — Mcrveilleux ! Et j'ai pêohé, vous savez!

MAURICE. — Avez-vous eu un peu

L'Age d'Armer

plus (Je chance qu'à la campagne, au moins ?

BF.LLENOONTRE. — J'ai pris des têtes superbes, n'est-ce pas Andrée?

ANDRÉE. — Oui. Vous lire l'avez dit.

BELLENCONTRE. — Comment, je te l'ai dit? Tu ne les as pas vues? Il est vrai qu'elle m'accompagnait rarement et que je les offrais, généralement, à ceux 'qui me regardaient.

MAURICE. — Ah!

BELLENCONTKE. Oui... NoUS étioUS

à l'hôtel. Ah! mon aaii, twus ne pouvez VOUS imaginer combieH le poisson allemand e-,t malin.

MAUEICE. — J'ignorais ce détail.

BEiiiiENOONTRE. — C'est 'très cuxieux...

il fuit, il devine l'hameçon. C'est incroyaljle.

LONGECOURT. — Avez-vous montré à la petit* la ohute du Rhin, au moins?

BELLENCONTRE. — Si je la lui ai montrée?... Elle m'a même demandé à quelle heure on la fermait!

AKBRÉE. — Est-D menteur.

BELLENCONTRE. — Eh! niais ! cinqheures et quart, et Geneviève n'est pas là.

MAURICE. — Annette m'a dit qu'elle était allée jusque chez Hélène ; vous avez bien une minute! voyons!

BELLENCONTRE. -^ Non, non. Je préfère revenir. J'ai un rendez-vous important avec mon notaire.

LONGEcouRT. — Bigre! vous avez un notaire 1

BELLENCONTRE. — Naturellement que j'ai un notaire. Tu viens toi ?

MAUMCE. — Vous revenez, sûrement?

BELLENCONTRE. — Mai OUÏ, mais oui.

MAURICE. — Alors, à tout à l'heure.

BELLENCONTifE. — A tout à l'hcure.

T)s srvrtent.

Maurice les accomipagne et revient.

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