‹ Le Béranger des famillesChapitre 41 sur 127 · LES CINQUANTE ECUS · texte numérisé non relu

LES CINQUANTE ECUS

Air : Martin est un fort bon gar; a.

Grâce à Dieu , je sais héritier !

Le métier De rentier Me sied et m'enchante.

Travailler serait un abus :

J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus .

J'ai cinquante écus de rente.

Me- amis, la terre est à moi.

J'ai de quoi Vivre en roi Si l'éclat me tente.

Les honneurs me sont dévolus :

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Pour user des droits d'un richard , Sans retard ,

Sur un char De forme élégante , Fuyons mes créanciers confus.

J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Adieu Suréne et ses coteaux !

Le bordeaux, Le mursaulx, L'aï que l'on chante , Vont donc enfin m'être connus!

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus de rente.

Parez-vous, Lise, mes amours, Des atours Que toujours La richesse invente.

Le clinquant ne vous convient plus :

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus J'ai cinquante écus de rente.

Pour mes hôtes vous que je prends, Amis francs, Vieux parents , Sœur jeune et fringante, Soyez logés, nourris, vétuf- :

J'ai cinquante écus ,

DES FAMILLES. iftl

J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus de rente.

Amis, bons vins, loisirs, amours, Pour huit jours Des plus courts Comblez mon attente; Le fonds suivra les revenus.

J'ai cinquante écus, J'ai cinquante écus , J'ai cinquante écus de rente.

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