‹ Le Béranger des famillesChapitre 45 sur 127 · LA NATURE · texte numérisé non relu

LA NATURE

-JL Air : Ah ! que de chagrins dans la vie !

/Combien la nature est féconde En plaisirs ainsi qu'en douleurs!

De noirs lléaux couvrent le monde

V De débris , de sang et de pleurs. ^Bis.)

Mais à ses pieds la beauté nous attire : Mais des raisins le nectar est foulé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;)

t-, ,, . , . Bis,

Et 1 univers est console. \

Cbaque pays eut son déluge;

Hélas! peut-être jour et nuit

Une arcbe est encor le refuge

De mortels que Tonde poursuit.

-Sitôt qu'Iris brille sur leur navire, Et que vers eux la colombe a volé , Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;

Et l'univers est consolé.

Quel autre champ de fanerai lies ;

L'Etna s'agite, et, furieux.

Semble , du fond de ses entrailles,

Vomir l'enfer contre les cieux.

Mais pour renaître enfin sa rage expire : Il se rassoit sur le monde ébranlé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;

Et l'univers est consolé.

Dieu! que de souffrances nouvelles!

L'affreux vautour de l'Orient ,

La peste, a déployé ses ailes

Sur l'homme qui tombe en fuyant.

Le ciel s'apaLe, et la pitié respire; On tend la main au malade exilé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;

Et l'univers est consolé.

110 LE BERANGKR

Mars enfin comble nos misères :

Des rois nous payons les défis.

Humide encor du sang des pères,

La terre boit le sang des fils.

Mais l'homme aussi se lasse de détruire , Et la nature à son cœur a parlé.

Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire;

Et l'univers est consolé.

Ah! loin d'accuser la nature, Du printemps chantons le retour; Des roses de sa chevelure Parfumons la joie et l'amour. (Bis.) Malgré l'horreur que l'esclavage inspire . Sur les débris d'un empire écroulé , Coulez, bons vins; femmes, daignez sourire:/

Pis

Et l'univers est consolé. \

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