LES ROSSIGNOLS
Air : C'est k mon maître en l*art de plaire.
La nuit a ralenti les heures :
Le sommeil s'étend sur Paris.
» Allusion au fils de Napoléon.
Charmez l'écho de nos demeures;
Éveillez-vous, oiseaux chéris.
Dans ces instants où le cœur pense,
Heureux qui peut rentrer en soi
De la nuit j'aime le silence :
Doux rossignols, chantez pour moi. (Bis.)
Pour vous il n'est point de Zoïle ; Mais croyez-vous, par vos accords, Toucher l'avare au cœur stérile, Qui compte à présent ses trésors ?
Quand la nuit favorable aux ruses Pour son or le remplit d'effroi, Ma pauvreté sourit aux Muses :
Doux rossignols, chantez pour moi.
Vous qui redoutez l'esclavage , Ah ! refusez vos tendres airs A ces nobles qui, d'Age en âge, Pour en donner portent des fers.
Tandis qu'ils veillent en silenee, Debout auprès du lit d'un roi, C'est la liberté que j'encense :
Doux rossignols, chantez pour moi.
Mais votre voix devient plus vive ; Non , vous n'aimez pas les méchants.
Du printemps le parfum m'arrive Avec la douceur de vos chants ; 4^a nature, plus belle encore, Dmii* mon cœur va graver sa loi.
J'attends le réveil de l'aurore :
Doux rossignols, chantez pour moi. [Bis.)