‹ Le Béranger des famillesChapitre 48 sur 127 · LES ROSSIGNOLS · texte numérisé non relu

LES ROSSIGNOLS

Air : C'est k mon maître en l*art de plaire.

La nuit a ralenti les heures :

Le sommeil s'étend sur Paris.

» Allusion au fils de Napoléon.

Charmez l'écho de nos demeures;

Éveillez-vous, oiseaux chéris.

Dans ces instants où le cœur pense,

Heureux qui peut rentrer en soi

De la nuit j'aime le silence :

Doux rossignols, chantez pour moi. (Bis.)

Pour vous il n'est point de Zoïle ; Mais croyez-vous, par vos accords, Toucher l'avare au cœur stérile, Qui compte à présent ses trésors ?

Quand la nuit favorable aux ruses Pour son or le remplit d'effroi, Ma pauvreté sourit aux Muses :

Doux rossignols, chantez pour moi.

Vous qui redoutez l'esclavage , Ah ! refusez vos tendres airs A ces nobles qui, d'Age en âge, Pour en donner portent des fers.

Tandis qu'ils veillent en silenee, Debout auprès du lit d'un roi, C'est la liberté que j'encense :

Doux rossignols, chantez pour moi.

Mais votre voix devient plus vive ; Non , vous n'aimez pas les méchants.

Du printemps le parfum m'arrive Avec la douceur de vos chants ; 4^a nature, plus belle encore, Dmii* mon cœur va graver sa loi.

J'attends le réveil de l'aurore :

Doux rossignols, chantez pour moi. [Bis.)

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