SCENE V
Les Mêmes, moins LAURENCE
>.E DOCTEUR, inquiet.
Il n'y a rien de grave, mais il faut cependant prendre quelques précautions. Je vous conseille de gardt;"le petit Julien ici jusqu'à ce qu'il soit remis sur pied.
MADAME MARSANNE, inquiète.
Est-il si sérieusement atteint qu'on ne puisse le transporter ?
LE DOCTEUR
Mon Dieu... il pleut, il fait un peu froid, et il vaut mieux pécher par excès de prudence.
M. MARS ANNE
Certainement.
LE DOCTEUR
Monsieur de Girieu, j'ai une prière à vous adresser.
Faites.
LE toOCtEUft
Vous savez que j'étais venu cherchet* le petit Julien pour le conduire à son père. Afin de profiter de tout le temps qui lui est accordé, Raymond m'avait accompagné. Il m'attend en bas. il ne peut éfre question de faire sortir le bébé. Si je descends seul, si je dis à mon ami pourquoi je descends seul, il va être dans une angoisse mortelle. Vous le savez, monsieur, il adore son fils. Nous sommes ici chez les parents de madame de Girieu, dans une maison tierce : ma demande ne sera donc ni incorrecte, ni déplacée. Je fais appel à votre bon cœur, et je vous prie de m'autoriser à conduire mon ami auprès du berceau de son enfant.
ià. Dte GIRIEU
Vous ne réfléchissez pas à ce que vous me demandez, monsieur.
LE DOCTEUR
Si Monsieur et madame Marsanne, vous ne vous y opposerez pas, j'en ai la cerliiude.
M. DE GIRIEU
Mais moi...
LE DOCTEUR
Je n'ajouterai qu'un mot qui vous décidera : M. Raymond Chantrel, bien q^ il n'exerce pas, a fait dçs études, médicales très ^Vç\^cée§ et jp. içl^ s.ç^^is pas facile (^'a,yoir son opiniqr^...
Si je refusais ?
LE DOCTEUR
Tout homme et toute femme de cœur vous reprocheraient d'avoir refusé.
M. DE GIRIEU, après un silence.
Oui, on me le reprocherait. Al^çz, monsieur.
LE DOCTEUR
Merci.