M. DE GIRIEU, M. MARSANNE, MADAME MARSANNE
puis LAURENCE
MADAME MARSANNE
Le docteur a l'air plus inquiet qu'il ne veut le dire.
M. DE GIRIEU
Au contraire, je crois qu'il est porté à s'exagérer le mal.
MADAME MARSANNE
Vous savez que nous avons en lui la plus grande confiance... Nous lui avons vu faire des choses admirables. (v4 M. Marsanne.) N'est-ce pas, mon ami ?
M. DE GIRIEU
Vraiment, monsieur Marsanne , vous devriez gronder «n peu Laurence sur la façon dont elle élève son enfant.
M. MARSANNE, après UTi sourirc.
C'est très délicat.
MADAME MARSANNE
Ne pouÉez-vous pas, vous-même ?.,.
M. DE GIRIEU
La loi n'accorde pas l'exercice de la puissance paternelle §^a second mari d'une femme divorcée.
M. MARSANNE
Si l'on m'avait écouté, au moment oîi Laurence s'est remariée, on aurait donné la garde de l'enfant à des tiers...
M. DE GIRIEU
J'en ai parlé à Laurence, vous le savez bien, mais elle n'a pas voulu se séparer de lui.
MADAME MARSANNE, à SOU mari.
Tu aurais dû l'exiger.
M. MARSANNE
Une seuie personne avait qualité pour demander
au tribunal que la garde de l'enfant fût enlevée à la mère ; cette personne, c'était M. Raymond Chantrel, mais de même que pendant l'instance en divorce M. Chantrel a laissé prononcer le divorce contre lui sans vouloir se défendre, de même, dans cette circonstance, il a tenu à ne contrarier en rien la volonté de sa... la volonté de Laurence. On ne peut lui en vouloir de cela. [Entre le docteur Mossiac.)