MARCHE — DURÉE — TERMINAISON
La marche du béribéri bydropique aigu, comme nous venons de le voir, est très rapide. Le malade peut être em-
porté en quelques heures. L’invasion est subite, et les
symptômes arrivent d'emblée à leur plus haule intensité. La durée est Ce quelques heures à quelques jours. Telle
est la physionomie que revêt toujours l’hydropique aigu.
L’hydropique chronique dure plus longtemps, un moisà
une année. Sa marche est « continue et progressive.» Ce-
pendant la guérison peut avoir lieu; la constipation cède, et fait place quelquefois à la diarrhée , les urines deviennent moins rares et plus abondantes ; elles sont moins foncées en couleur et déposent moins. « La surabondance des dépôts
— 74 — ; « phosphatiques laisse peu de chances au salut, tandis que « l'augmentation des urines, et leur moindre degré de sa- e turation est un signe favorable. » (Schneïder) ; L’æœdème diminue peu à peu; lappétit renaît ; le malade commence à reprendre ses forces, et la marche devient moins péuible. Mais la convalescence se prolonge toujours longtemps et est ordinairement suivie de douleurs articulaires qui durent de longs mois, et même des années. Aussi le convalescent doit-il être l’objet d’une surveillance particulière, d'autant plus que la récidive se voil quelquefois sous l'influence des écarts de régime et de circonstances météorologiques. Ces récidives sont plus graves que la première atteinte et déterminent la plupart du temps la mort des malades ; témoins des numéros 2848 et 2958, morts à la seconde atteinte. | |
La mort a lieu par asphyxie.
La forme paralytique est essentiellement chronique. C’est surtout d'elle qu’on peut dire que « sa marche est continue et progressive ». On n’y voit même pas ces alternatives de mieux et de pire qu’on remarque dans la forme hydropique chronique. La maladie poursuit lentement son cours et le malade arrivé au dernier degré de cachexie est emporté par uuesyncope. D’autres fois, ce sont des accidents de compression qui terminent la scène pathologique, et la mort survient dans le coma. « Dans la forme paralytique, due « surtout à la perturbation des agents mécaniques, quel- « quefnis la respiration semble se suspendre. La mort sur- « vient paisiblement, sans lutte. Le malade reste couché, < immobile ; 1l paraît plongé dans un véritable coma. Ce
LAS ne « dernier état précède quelquefois la mort de 24 heures. » (Guy).
Cette forme dure une année, deux années ou plus.